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Ce petit site, ou blog-comme-on-dit, alimenté depuis novembre 2004, fait état d'un sentiment sur ce monde mal en point, des notes successives qui ne riment peut-être pas toujours à grand chose...
[...]
Rédigé quasi-entièrement en pleine possession de mes moyens intellectuels, j'espère sans aucune prétention qu'il sera susceptible de vous apporter de petits moments de réflexions...


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L'horizon s'assombrit, ultime raison pour garder les yeux bien ouverts, et affûter sa conscience.
22 novembre 2005 2 22 /11 /novembre /2005 19:05
Le monde que l'on connaît, se trouve face à une crise écologique majeure, sans précédent dans l'histoire de l'humanité. La pérennité, à priori plausible, de l'espèce humaine, est remise en cause par le comportement de l'homme.
S'ajoute à cela le malaise ou naufrage social, au sud mais bien évidemment au sein des pays occidentaux qui ne cesse de prendre de l'importance, les disparités s'accroissent sans fin.

Crise écologique et crise sociale sont les conséquences du tout économique et du productivisme forcené qu'il engendre. Conditionné par l'idéologie de consommation, ayant une foi aveugle en la science et le « progrès » pour résoudre tous nos problèmes, nous cherchons des réponses sans se poser les bonnes questions. Nous souhaitons tous une planète propre, une égalité entre les hommes et une solidarité planétaire mais sommes incapables de nous remettre en cause. De ce point de vue, le mode de vie d'un européen n'est pas plus négociable que celui d'un américain. Et pourtant, nos modes de vie ne sont pas soutenables au niveau planétaire, on le sait. L'homme tout puissant maîtrise tout, pourtant sa descendance n'est pas sûre de lui survivre.

Actuellement sous l'impulsion d'un libéralisme mondial, nos sociétés capitalistes de marché, dont le but est la production de richesses, vouent un culte irraisonné à la croissance, lire croissance économique, nécessaire pour soutenir la consommation et donc l'emploi. Le PIB est le centre de préoccupation de tous les gouvernements en place. Cela signifie que tout est fait pour accroître une valeur qui correspond en fait à la production de « richesses ». Savoir si ces richesses sont obtenues au détriment de guerres, de catastrophes naturelles, de traitement des pollutions nous importe peu du moment que le PIB augmente. Ce système ne comptabilise pas ce qui est non marchand mais tente par ailleurs de tout transformer en marchandise, jusqu'à une marchandisation du vivant.
Cette recherche sans concession de la croissance entraîne un pillage des ressources naturelles de la planète et une destruction de celle-ci et par la même occasion de l'humain.
En prenant d'autres indicateurs que le PIB, tenant compte de la joie de vivre, du bonheur ressenti des populations, par exemple, on s'aperçoit que les pays occidentaux se sont arrêtés de « croître », on pourrait dire humainement, depuis les années 1970-80. N'est-ce pas remarquable ?
Politiquement, de la gauche radicale à la droite ultra-libérale, verts y compris, la croissance est la solution et non le problème.

Un changement de paradigme s'impose, il est plus que nécessaire de modifier en profondeur notre manière de voir. Un enfant de 5 ans, lui, comprendrait qu'une croissance exponentielle est impossible dans un monde aux ressources finies. La Terre n'est plus plate et infinie, les économistes n'en tiennent pas compte, de ce point de vue, nous en sommes encore au 19ème siècle.
Partant du constat amère que pour assouvir les besoins de notre société de consommation, non seulement nous pillons la planète, mais laissons plus des trois quarts de l'humanité victime d'un colonialisme économique – 20% de la population consomme 80% des richesses – la nécessité d'une refonte de notre système entier se fait de plus en plus pressante. Seul le fameux « pas de coté », permettrait à chacun de voir les choses autrement et se rendre enfin compte de l'urgence de la situation mondiale. Manque de temps, de réflexion, d'analyse ? La plupart des gens restent noyés dans une propagande consumériste bien établie selon laquelle le bonheur s'acquiert par le bien matériel, la richesse financière.

Pour s'opposer à tout cela, il « suffirait » de remettre l'homme et la nature au centre de nos préoccupations. La célèbre phrase de Gandhi « Vivre simplement, pour que simplement, d'autres puissent vivre » est plus que jamais d'actualité.
Le principe de décroissance suit cette idée en affirmant que l'on peut vivre mieux en consommant moins ou plutôt consommer moins pour vivre mieux. Décroissance de la consommation, de la production, et au final décroissance économique, baisse du PIB : cela ne signifie ni plus ni moins dans le carcan idéologique actuel, que récession ! Toujours la même problématique, la récession économique correspond au diable. La décroissance a pourtant pour objectif de permettre à l'humanité de vivre sur les revenus de la nature. En réalité, un monde décroissant correspondrait à une véritable décroissance matérielle chez nous qui vivons au dessus des possibilités de la planète mais évidemment une certaine croissance des pays du sud.
En regardant la réalité bien en face, nos économies entreront un jour dans la décroissance car elle est inévitable tant les ressources s'amenuisent, nous ne pouvons pas toujours produire, les lois de la physique nous le disent. En ce sens, la décroissance n'est pas idéologique, ce n'est pas un but à atteindre, une décroissance infinie serait évidemment catastrophique. Il s'agît d'un passage obligatoire, nécessaire. L'idéal de décroissance n'existe pas.

Tout le problème consiste à passer d'un modèle économique et social fondé sur l'expansion permanente à une civilisation «sobre» dont le modèle économique a intégré la finitude de la planète.
L'enjeu est de permettre une prise de conscience collective, amenant petit à petit, et démocratiquement, une refonte totale de nos systèmes pour finalement arriver à quelque chose de durable, aux antipodes du monde que nous connaissons.
Est-ce encore possible ?
Mieux vaut être pessimiste sans cesser d'espérer.
Agir bien sûr mais comment ?

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Published by kémi - dans alternatures
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commentaires

jcm 26/11/2005 09:49

Bonjour,

Oui, très bonne synthèse !

Tu écris "La décroissance a pourtant pour objectif de permettre à l'humanité de vivre sur les revenus de la nature."

J'aurais écrit "de la nature et de nos activités" car c'est dans l'interaction entre nous et "la nature" que nous trouvons ce qui nous sustentera, nous chauffera... et l'on en revient à la question du travail.

J'écoutais un petit état des lieux en Jordanie, hier : 30% de chômeurs, et les taux de chômage sont élevés dans de très nombreux pays.

On consomme de plus en plus mais on chôme de plus en plus également.

Si l'on observe nos sociétés sur une échelle de temps assez longue on observe que nous sommes passés de structures isolées assez soudées dans lesquelles se pratiquait une sorte de "un pour tous - tous pour un", impératif de cohésion face à différentes difficultés oblige, à une structure qui se généralise de plus en plus et qui se schématise par "6 milliards pour enrichir les 300 millions les plus riches" sans qu'il y ait de réciprocité forte?

Pourquoi refuser d'enrichir les plus riches si cela apporte une forte compensation aux plus pauvres ?

Mais pourquoi accepter d'enrichir les plus riches si cela n'apporte rien de positif aux plus pauvres ?

On évoque souvent la "redistribution des richesses" en considérant qu'il est légitime d'en accumuler mais que l'on doit procéder à un certain taux de redistribution afin que certaines misères ne puissent exister.

Je préfèrerais que l'on se mette à penser en termes de réciprocité, d'échange équitable.

Quelle est la réciprocité, l'équité, dans le fait de satisfaire aux exigence d'actionnaires qui demandent 12% de dividendes pour demain alors qu'ils ont 11% aujourd'hui, ceci éventuellement aux prix de licenciements ?

Les "300 millions les plus riches" n'acepteront JAMAIS la décroissance volontaire et ils feront tout pour qu'une décroissance imposée par des faits (climatiques, déplétion pétrolière...) ne soit pas une décroissance de leurs revenus et de leur niveau de vie, rejoints en cela par une proportion importante de "moins riches" mais pourtant fort aisés.

Ils n'accepteront JAMAIS un amoindrissement de leur fortune, une redistribution plus importante de leurs avoirs.

Au lieu de tenter de les convaincre qu'une décroissance est indispensable et inévitable à terme, si nous leur parlions de réciprocité ?

Comment justifier l'accroissement constant de leur fortune face à 2 milliards de démunis depuis un certain temps déjà, qui ne voient pas leur sort s'améliorer ?

En termes humains, que cela vaut-il ?

Que vaut l'affairisme face à la déclaration des droits de l'homme ?

Face à cela il me semble utile de militer pour toutes les solutions "non propriétaires" qui privilégieront la coopération, et donc une plus grande réciprocité, au détriment de toute solution d'appropriation, soit de la part d'un individu soit de la part d'un groupe, sans pour autant atteindre le rivage d'un communisme dans lequel rien n'appartiendrait à personne.

Les grandes coopératives (et il en existe de très grandes) font rarement la "une" des journaux : elles semblent fort bien fonctionner.

Et ce sont probablement aujourd'hui les structures dans lesquelles existent le plus fort niveau de réciprocité, avec pour pendant un pouvoir de décision largement réparti en leur sein.

On peut imaginer que la voie vers une certaine décroissance passerait par le bris d'un certain nombre de monopoles, décisionnels et financiers.

Hors de question a priori que les états s'en fassent un programme : c'est à nous de nous y coller ?

kémi 27/11/2005 12:43

J'ai lu dans "manière de voir 83", édité par le monde diplo un texte très intérressant de Alain Bihr et François Chesnais "A bas la propriété privée". Remettre en cause un droit de propriété privée revient effectivement à changer notre société. La réciprocité se trouve dans les solutions d'échanges alternatives... en pleine croissance ! ! !

Aureliano Buendia 24/11/2005 17:16

J'ai l'impression qu'on ne fera plus l'économie des deux (prise de conscience ET révolte). Brutale, je ne sais pas. ça dépend de ce qu'on entend par ce terme. mais de type "insurrectionnel", je crois oui. Les positions des uns et des autres sont trop différentes, et surtout divergentes, pour espérer un règlement "à l'amiable". ça aurait sans doute été mieux, mais moi je n'y crois plus. Les positions se radicalisent et l'urgence est telle que nous ne pouvons/devons à mon avis, pas attendre plus longtemps.

kémi 27/11/2005 11:52

Insurrection des consciences... le reste suivra je pense, mais le temps presse.

NGK 24/11/2005 17:15

Il est super ton texte ! Je crois qu'on est obligés d'être pessimistes par réalisme, et utopistes par devoir, qu'on doit nécessairement y réflêchir et agir sur tout ce qui est à notre portée, sur tout ce qui est en notre pouvoir ! En tous les cas tu donnes envie d'agir, et ça, c'est inestimable ! Merci !

Flâneur 24/11/2005 10:47

Bravo, belle synthèse.
Juste un argument à ajouter pour ceux qui chercheraient encore la sainte croissance : on sait depuis quelques temps déjà que la croissance n'est PAS liée à l'emploi...

Dilettante 24/11/2005 10:09

Il faudrait que la prise de conscience se propage très vite, comme une épidémie. Qui sait créer des épidémies ?

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