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Ce petit site, ou blog-comme-on-dit, alimenté depuis novembre 2004, fait état d'un sentiment sur ce monde mal en point, des notes successives qui ne riment peut-être pas toujours à grand chose...
[...]
Rédigé quasi-entièrement en pleine possession de mes moyens intellectuels, j'espère sans aucune prétention qu'il sera susceptible de vous apporter de petits moments de réflexions...


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crôa crôa...



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2/ s'attaquer sérieusement à ce problème (et à d’autres… guerres, pauvreté, etc.) implique une remise en cause profonde de nos modèles économiques, et particulièrement de la notion de "croissance".

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L'horizon s'assombrit, ultime raison pour garder les yeux bien ouverts, et affûter sa conscience.
15 juillet 2007 7 15 /07 /juillet /2007 11:49

Tout est dit dans cet article de Pierre Besse, lu dans EcoRev n°26.

Éloge de la toilette à compost
Pourquoi et comment sortir de l’égout

Assainissement physique

Une file indienne d’individus, avec chacun en bouche un tuyau provenant du derrière de celui qui le précède : tel est le spectacle étonnant qui s’offre à qui observe avec un peu de recul notre système de gestion de l’eau, 80 % d’entre nous rejetant leurs eaux usées dans les rivières où un tiers des mêmes puisent pour boire. Compter sur les stations d’épuration pour régénérer l’eau serait bien naïf : elles retiennent le plus gros de la matière organique, certes, mais laissent filer à peu près tout ce qui est soluble : l’azote (provenant de l’urine), le phosphore (excréments et poudres à laver), les détergents, les bactéries fécales et autres virus(1). Comme la rivière sert aussi d’égout aux industries, il s’y rajoute des métaux lourds et composés organiques toxiques. La station de potabilisation fait de son mieux, mais avec une ressource sabotée de la sorte, elle est contrainte d’abuser du chlore, qui n’annule pas le risque sanitaire, loin s’en faut, mais représente en lui-même une menace supplémentaire pour le buveur(2).

Pendant ce temps, les spécialistes de l’agriculture nous disent que la terre s’épuise du fait qu’avec les récoltes, on lui enlève des nutriments – azote, phosphore, potasse, etc. – et que donc il faut les lui rendre, théorie plus que simpliste en l’occurrence(3), mais qui a au moins le mérite d’une certaine logique. Ayant donc envoyé à la rivière le phosphore contenu dans nos aliments, on va en chercher d’autre dans des mines qui seront à peu près épuisées dans 60 ans(4), dans des pays où la possession de ces gisements est un motif de guerres sans fin. Ayant de même envoyé à la rivière l’azote, on en fait du neuf, moyennant force combustible fossile, dans des usines qui explosent rarement, mais alors franchement(5). Quant au potentiel d’humus que pourrait générer notre matière fécale, comme il advient de la bouse de vache dans le pré, il ne peut se réaliser que par l’épandage des boues d’épuration, or la pollution croisée par les métaux et les poisons chimiques que ces boues ont subi à la station rend leur retour à la terre pour le moins problématique.

Ce n’est pourtant pas faute de moyens financiers, car il est difficile d’imaginer système plus coûteux, au point que la possibilité économique de maintenir et de renouveler les réseaux d’égout dans l’avenir est une hypothèse de plus en plus risquée, même dans nos pays riches. Ailleurs, le constat est fait : l’assainissement par l’eau est trop cher, c’est un de ses principaux défauts. Or nous voici pourtant avec cette idée en tête, que toute merde doit être plongée dans l’eau sitôt émise, et emportée dare-dare vers la rivière. Sur ce consensus sans faille s’est assise la loi : tu ne chieras point si ce n’est dans l’eau, tu te connecteras au réseau d’égout sitôt qu’il passera devant chez toi. Et nous voici contraints de participer au saccage des rivières, de menacer de nos maladies nos voisins de l’aval, et de financer l’absurde.

Et pourtant… En 1788, Mirabeau écrit, à propos de l’entreprise des frères Perier consistant à distribuer aux logements parisiens de l’eau pompée dans la Seine, en aval d’un égout : « c’est verser son pot de chambre dans sa carafe »(6). Au milieu du XIXe, à Londres, plusieurs systèmes de toilettes sèches ont été mis au point et commercialisés, comme l’Earth-Closet de Henry Moule, breveté, fabriqué et vendu pendant plusieurs décennies. Un peu partout sur Terre des peuples ont trouvé des solutions simples, non technologiques, parfaitement respectueuses de l’eau, et aussi efficaces pour la maîtrise du risque sanitaire que pour la valorisation du potentiel fertilisant : ainsi les antiques toilettes à séparation chinoises, maliennes, yéménites (ces dernières à chaque étage dans des immeubles de 4 ou 5 niveaux), la toilette à poussière népalaise(7), la toilette à litière si simple et si peu coûteuse(8). Dans nos villes françaises le souvenir demeure de la tinette à cheval qui collectait le contenu de pots de chambre vers l’aire de compostage où il était converti en poudrette, engrais reconnu. Des industriels fabriquent et vendent depuis cinquante ans des modèles de toilettes sèches plus sophistiqués les uns que les autres(9). Le développement exponentiel des initiatives partout dans le monde, sous tous les climats et dans tous les milieux économiques et culturels ne laisse plus de place au doute : une autre toilette est possible.

Assainissement mental

Ce cloaque dans lequel nous sommes immergés n’est que le produit de notre état mental : nous avons mis toute notre foi dans une science hyperlucide au détail et aveugle à l’ensemble, et dans une industrie qu’on a cru toute puissante pour l’éternité, quand elle était seulement en train de détruire à grand feu les réserves énergétiques de la planète. Nous avons abandonné sans réticence notre souveraineté sur nos fonctions les plus élémentaires : manger, chier, pour les remettre à un Monstre bicéphale, moitié Etat, moitié Marché, dont les servants, bureaucrates et marchands, nous ont entraînés dans ce sac. Ne rencontrant nulle résistance, le Monstre a rendu l’inacceptable banal, le scandaleux, le compliqué, le cher, le dangereux obligatoire. Ce faisant il montre la considération qu’il a pour nous, en nous jugeant d’emblée incapables de la moindre compétence, de la moindre capacité à exercer une responsabilité – la gestion de ses propres excréments – qui est pourtant par nature parfaitement à la mesure de l’individu.

La contradiction ne l’effraie manifestement pas : au particulier non raccordé à l’égout, il impose à juste titre d’utiliser le sol comme outil d’épuration et d’élimination de l’eau usée, et il se donne pour lui comme règle de rejeter les effluents des stations d’épuration dans des cours d’eau permanents ! Ayant fondé les plus anciennes de ses lois sur les trois exigences de ne pas causer de nuisances (odeurs), ne pas être cause de pollution, ne pas faire courir de risque sanitaire , il n’en respecte lui-même aucune, mais n’hésitera pas à y faire appel contre toute velléité d’insoumission.

La sortie de crise ne peut passer que par une diminution du volume d’affaires des négociants en matériel, et une diminution du pouvoir et de la prétention de l’Etat comme normalisateur, au profit d’une reconnaissance de la capacité technique du citoyen à concevoir, à mettre en œuvre et à entretenir des systèmes somme toute très simples, d’une reconnaissance des petites communautés – hameau, quartier – à prendre en charge collectivement des services tels que le compostage en pied d’immeuble du résidu de toilettes sèches, et le retour à l’agriculture locale du potentiel fertilisant.

Revendiquer pour l’assainissement une gestion publique plutôt que déléguée à des multinationales est sans nul doute légitime, mais poser cette revendication sans considérer cette indispensable révolution technique et politique, c’est vouloir mettre dans la main gauche du Monstre ce qu’il tient dans sa main droite, sans plus de conséquences. Sans doute le tabou qui nous inhibe a-t-il été pour lui un atout majeur, sans doute nous faut-il reconnaître le lâche soulagement que nous éprouvons lorsque la chasse d’eau fait son œuvre, noyant le poisson dans un bol d’eau claire, mais nous ne pouvons qu’admettre que ce sont là de bien faibles excuses à notre soumission et à notre complicité.

Ayant négligé de défendre des systèmes simples, autonomes et bon marché, nous nous sommes laissé imposer des solutions complexes et coûteuses, lesquelles nourrissent le Capital, et donnent à l’État un excellent prétexte à taxes, à contrôles et à contraintes. En renonçant de la sorte, en même temps qu’une part profonde de notre liberté, nous abandonnons un de nos droits les plus précieux, celui d’être pauvre et de vivre tel, en assumant toutes ses responsabilités et sans mendier d’assistance économique, tandis que le Monstre, effrayé par l’idée que nous pourrions être tentés par un certain dépouillement matériel, ne cesse de nous imposer une multitude d’attributs matériels, des kilomètres de tuyaux, de câbles, de voiries, et maintenant, sous le joli nom de « services », des contrôles de conformité sur tout. Et il exige de nous que nous financions la toile d’araignée dans laquelle il nous enferre.

Au fond, l’enjeu majeur est peut-être culturel : aujourd’hui l’heure est venue de mettre nos excréments sur la table, de dépasser le tabou qui nous imprègne, de renverser des paradigmes aussi bien techno-scientifiques que politiques. De prendre conscience de nos erreurs de civilisation, de nos tares culturelles. Cette attitude vaut dans tous les domaines : agriculture et alimentation, commerce, énergie, santé, ordre social, etc., mais ce thème de l’assainissement, par son caractère universel, trivial et fortement symbolique, est peut-être celui où cette remise en cause, où cette remise en chantier de soi et du monde peut se faire le plus facilement et le plus rapidement. Ça peut être un premier pas, souvent jubilatoire d’ailleurs, sur la voie nouvelle du retour à notre dimension biologique, à la communion matérielle avec notre mère la Terre, à une responsabilité partagée avec nos frères humains, à l’exercice d’une liberté aussi large que consciente de ses limites.

Au fond, c’est d’un éveil qu’il s’agit, éveil à une relation renouvelée à la nature, à l’air vif et à la lumière qui nous sont promis si nous parvenons à sortir de l’égout.

Pierre Besse
Avec la complicité active de l’équipe « toilettes à compost » issue de l’association Areso (http://www.areso.asso.fr)

1. Miquel G., « La qualité de l’eau et de l’assainissement en France », Rapport 215 tome 1 (rapport) et tome 2 (annexes), 2002-2003 - Office Parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques, http://www.senat.fr/rap/l02-215-1/l02-215-1.html et http://www.senat.fr/rap/l02-215-2/l02-215-2.html

2. Un exemple entre cent : Bladder cancer and exposure to water disinfection by-products through ingestion, bathing, showering, and swimming in pool, Cristina M. Villanueva et al., American journal of epidemiology, janvier 2007, cité par le Journal de l’Environnement du 21/09/07 http://www.journaldelenvironnement.net

3. Pour une critique de cette théorie, incluse dans une étude sur le thème de cet article, voir Promotion de l’éco-assainissement à travers la création d’une entreprise de location de toilettes à compost : Justin Cagadou, rapport au Fonds Social Européen de l’association Areso, sur http://www.toiletteacompost.org

4. EcoSanRes, « Closing the Loop on Phosphorus », http://www.ecosanres.org/PDF%20files/Fact_sheets/ESR4lowres.pdf, traduction française sur le site http://www.toiletteacompost.org

5. L’explosion de l’usine AZF à Toulouse le 21/11/2001 n’étant qu’un accident dans une longue série.

6. Voir le texte intitulé « L’histoire de l’eau » sur http://www.cieau.com/toutpubl/sommaire/texte/3/f3.htm

7. Pour un tour d’horizon mondial des systèmes anciens et modernes de toilette sèche, voir : Esrey, S. et al, « Assainissement écologique », ASDI, Stockholm, Suède, 2001, http://www.ecosanres.org/PDF files/Assainissement Ecologique.pdf Voir aussi Christophe Élain, « Un petit coin pour soulager la planète », éd. Goutte de sable, 2005.

8. Voir par exemple le site de Joseph Orszàgh http://www.eautarcie.com

9. « Des toilettes sèches à la maison – guide des fabricants et des distributeurs », CD réalisé par Toilettes Du Monde http://www.tdm.asso.fr

10. Ces exigences sont celles du Règlement Sanitaire Départemental, la plus ancienne réglementation de l’hygiène publique encore en vigueur.

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22 juin 2007 5 22 /06 /juin /2007 11:08
"Je ne comprends pas grand chose aux États et aux frontières. Je sais seulement que la Terre est ronde, et contrairement aux arbres qui ont des racines, les humains ont des pieds pour marcher."
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17 juin 2007 7 17 /06 /juin /2007 11:19
A peine plus d'un mois, déjà plus d'un mois. Le 6 mai, etc. Voilà.

Et bien il n'aura pas fallu longtemps pour berner tout le monde et enclencher enfin le vitesse turbo libérale, histoire que l'on "remonte" la pente économique rapidement. C'est qu'on a pris du retard avec tous ces gauchistes anti-référendum européen, anti CPE et pour finir anti-tout sans une miette de début de solution alternative à proposer.

Monsieur le président Sarkozy, rondement élu, par 53% des français (ah bon !), fixe immédiatement se ligne politique d'ouverture, ministères, etc, en passant on énonce bien qu'il faut en finir avec 68 (hum...) et dans la foulée on affiche médiatiquement l'organisation d'un "Grenelle" de l'environnement. Parfait monsieur Sarkozy, vous n'avez donc pas pris les français pour des cons ! Vous allez vous occuper de ce petit problème, somme toute tenace, de l'environnement.

Bien, bien, quelques jours passent, le premier tour des législatives se conclut par une marrée bleue foncée, la gauche est explosée, dans les choux, et la nouvelle Ministre de l'agriculture Lagarde (nom très à propos) vote en toute quiétude en faveur d'un texte de loi européen exterminateur pour l'agriculture biologique. Ceci, malgré les assurances données par le gouvernement français à toutes les associations écologistes...

Ce texte de loi, proposé par la commission européenne (non élue) et les multinationales de l'agroalimentaire (le bio commençait sans doute à les déranger un peu), rejeté par vote par le parlement européen (élu), finit donc par être entériner par notre chère nouvelle Ministre Lagarde et ses collègues européens. Il va permettre simplement aux multinationales de l'agro-petro-chimie alimentaire de faire du "BIO", avec la petite étiquette et tout, en utilisant quelques pesticides, parce que quand même, et en étant plus tolérant sur le point des OGM, parce que quand même ! ! !
Miam miam, mon bon steack haché biologique provenant d'une bête nourrie aux OGM.

Joli tour de passe-passe, superbe leçon de réalisme politique, splendide espoir quand à l'avenir des biens communs aux peuples d'Europe et d'ailleurs. Le rouleau-compresseur continue d'avancer dans l'indifférence populaire, ou l'inverse.

 

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5 juin 2007 2 05 /06 /juin /2007 16:02
Pas un message depuis le 25 avril - je ne suis pas mort, pas non plus résigné face aux résultats électoraux récents, pas plus que je le serai face à ceux des législatives. Vague bleue ou bleue foncée à l'assemblée française, ma foi, le choix du peuple !? Les choses ne changeront pas sans secousse de ce coté là.

Le temps passe, et je ne publie plus grand chose ces derniers mois, ma foi.
Aucun signe de lassitude mais sans doute une moindre implication dans le cyber-espace pour une éventuellement plus grande dans le réel-espace.

Justification inutile après tout... ça reviendra... peut-être... ponctuellement.

J'en profite tout de même pour recopier une petite chose extraite du livre "Antiproductivisme altermondialisme décroissance" - édition Parangon.

Une véritable alternative remettant en cause l'état des choses, donc les rapports de force, se heurtera toujours à des coalitions d'intérêts et de résistances (y compris, voire surtout, de la part des victimes dont le changement bouscule les habitudes de vie et de pensée). Elle est donc toujours quelque peu utopique, tant que les circonstances n'ont pas rendu sa réalisation inéluctable.

Et une autre chose extraite du journal la décroissance de juin 2007.

Une société décroissante sera une société qui libèrera l'homme du travail et ce faisant libèrera aussi le travail pour en faire une activité librement consentie, fût-elle parfois laborieuse et épuisante.
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25 avril 2007 3 25 /04 /avril /2007 21:02
Elle a fait parlé d'elle, elle a mobilisée beaucoup de monde, et au final, elle inscrit la continuité politique d'un monde qui ne tardera pas de s'effondrer.
Cette campagne présidentielle intéressante et minable, se termine donc sur un score intéressant et minable...
Je m'explique.
A la trappe l'environnement, le social, et la démocratie. A la trappe le changement salvateur pourtant cuisiné à toutes les sauces par les principaux candidats. A la trappe l'espoir qu'une élection de ce type amène un souffle nouveau, un changement dans la vie d'une collectivité, le territoire français.
Tant pis si certains militants royalistes (ou pourquoi pas) socialistes ne comprennent pas mais tout cela est bien passé à la trappe. Pouf, caput, a plu. Terminé.

changement (subst. masc.) : fait de rendre plus ou moins différent, de transformer, de modifier.

Alors d'accord, il va y avoir du changement, mais profondément, c'est d'un véritable chambardement dont nous avons besoin. Pour ne pas jouer sur les mots.

Et puis peu importe d'ailleurs, le grand crash (économique, social, écologique, nucléaire...), annoncé ou pas, préparé ou pas, voulu ou pas, arrivera. Et du coup, mieux vaut s'y préparer convenablement, l'anticiper au maximum, puisqu'il semble à présent bien difficile d'y échapper. D'aucun rétorqueront que ce ne sont là que des prédictions morbides. Qu'ils se renseignent, se documentent sur l'état actuel et à venir du monde, de l'humanité, de la biosphère même, et alors peut-être s'offusqueront-ils à leur tour des possibles bien sombres qui se dessinent de plus en plus vite. Ces horreurs sont déjà bien visible à l'horizon d'un regard humain.

[ J'écris avec beaucoup de pré-entendu personnel, je m'en excuse mais je fais actuellement parti de la France qui se lève à 6h45, il faut donc que je me couche à une heure qui me permette de me lever à cette horaire. Ainsi, je n'ai pas la sensation de me lever trop tôt... Parenthèse débile refermée... ]

Pour conclure sur une vision globale rapide de la situation et du choix qui s'offre au français. Royal et Sarkozy ? Ou plutôt Sarkozy ou Royal ? Le premier représente la continuité totale avec notre société actuelle, avec un large pas en avant, je vous l'accorde. La seconde, représente cette même continuité mais avec un soupçon de douceur en plus... ce qui n'empêche pas de s'enfoncer quand même à grande vitesse vers les abimes.
Dans les deux cas, nous persisterons dans la compétition économique, synonyme de compétition individuelle, laissant de coté des pans entiers d'humains non aptes pour un tel schéma. Nous glorifierons la croissance économique comme modèle mondial de développement, en traitant les conséquences sociales et environnementales de manière superficielle. Même avec un pacte écolo-télégénique bis.
Là où je veux en venir c'est que de toute façon, sans rupture complète avec le système actuelle, l'humain sera perdant. Et à terme même l'humain victorieux du système capitaliste financier ayant amassé des milliards perdra, certes un peu pus tard.
L'individualisme occidental, le libéralisme économique, la consommation qui en découle, les conséquences de ce mode de pensée, de ce style de vie, ne cause pour la plupart que des dégâts toujours plus grands et qui ne se résolvent pas en restant campé sur ces tristes idées contemporaines et majoritaires.
Royal ou Sarkozy ? Plutôt Royal, mais franchement, on n'est pas arrivé, on n'est pas sauvé, il faudra vraiment lutter, et résister.

Sur ce bon vote...



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23 avril 2007 1 23 /04 /avril /2007 20:56
Un texte tiré du site de campagne http://www.unisavecbove.org/ que je recopie ici.


Voilà c’est fait, nous avons le résultat de la manipulation par les médias et les sondeurs de cette élection 2007.

Le prétendu choc de 2002 a été jeté à la face des citoyens sans en analyser les causes réelles, la peur du 21 avril 2002 a été montée en épingle pour justifier le concept primitif et débile du vote utile ! Il ne peut y avoir de vote utile, seulement un vote citoyen... Pour voter utile la gauche vote au centre, l’extrême gauche vote socialiste, et l’extrême droite pour Sarkozy, et l’on assiste a un glissement général à droite.

On nous a volé cette élection présidentielle, ce matin c’est la gueule de bois devant cette France bleu horizon, l’égoïsme de la petite classe moyenne qui rêve de s’embourgeoiser, la peur des autres, la folie sécuritaire ont eu raison de la vision solidaire de la société. Quid des problèmes d’environnement, du nucléaire, des OGM, de la solidarité avec le tiers monde... Le futur est sombre, les citoyens français refusent de faire face à la réalité, le réveil sera difficile, nous tissons la corde pour nous pendre.

Ségolene a parlé de démocratie participative, mais en ce triste dimanche on a découvert un nouveau concept politique : LA DEMOCRATIE MANIPULATIVE (néologisme créé pour la circonstance).

Il faut réagir dans un premier temps pour faire barrage à Sarkozy et si par malheur il gagnait cette élection après l’insurrection électorale il faudra s’unir pour préparer une réelle alternative altermondialiste et antilibérale et créer l’insurrection citoyenne.

source http://www.unisavecbove.org/spip.php?article3040

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20 avril 2007 5 20 /04 /avril /2007 14:50
Le vote utile...

Voter...

par peur,
sans y croire,
pour s'opposer,
pour rejeter le pire,
en niant toute conviction,
en somme, sans croire au vote,
sans jamais chercher à construire,
sans penser à tout ce qui est possible,
en restant prisonnier de nos barrières mentales.

Voter pour ça entre autres choses ? Non merci.

Je préfère, et de loin, voter pour José Bové... en espérant que beaucoup feront de même.

Avertissement aux opposants : ce mouvement amorcé lors de cette campagne  de 2007 continuera à avancer bien après... et là c'est pas un sondage, c'est une vérité, vous verrez.

L'utilité de la candidature de José Bové aura été d'amorcer un mouvement de grande ampleur qui préfigure les futurs changements nécessaires et auxquels on peut encore croire avec force.

Bon dimanche.
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9 avril 2007 1 09 /04 /avril /2007 09:56
J'apporte mon soutien total aux Déboulonneurs, à leur combat non-
violent, ainsi qu'à leurs revendications. Je me réjouis qu'ils et
elles refusent de se résigner à voir nos villes et nos villages, nos
espaces publics et nos vies envahis par la publicité.
 
Face à l'invasion publicitaire, comme face aux OGM, il n'y a
malheureusement pas d'autre recours, pas d'autre alternative que la
désobéissance civique. Il faut avoir le courage de ses convictions,
pour les assumer, quitte à risquer prison. Il faut oser la
désobéissance civique.
 
Le système publicitaire porte atteinte au fonctionnement même de
notre démocratie. Il incarne tous les travers du libéralisme
triomphant. Il n'est pas sans effets, sans conséquences, mais
engendre des dommages sociaux, environnementaux et sanitaires
indéniables - dont nous payons tou-te-s le prix, en premier lieu les
plus pauvres d'entre nous.
 
Les collusions entre industrie publicitaire, médias et certains
hommes politiques contribuent à la confiscation de la démocratie. Ce
système doit être d'autant plus combattu qu'il ne rechigne pas à
enfreindre la loi : 1/3 des panneaux sont illégaux (trop grands, à
proximité de monuments classés, etc.).
 
L'invasion publicitaire porte atteinte à la dignité des femmes, sur
lesquelles elle exerce une violence symbolique intolérable, à
laquelle nous pouvons et devons mettre fin. Elle est un danger
sanitaire - anorexie et obésité se développent de manière inquiétante.
 
La publicité est un cheval de Troie d'une société et d'un espace
public toujours plus privatisés et surveillés, à mesure que nos
libertés s'amenuisent. Les panneaux publicitaires sont utilisés pour
tester de nouvelles formes de vidéosurveillance. Les trottoirs sont
privatisés. Une nouvelle étape a été franchie récemment : les
publicitaires prétendent se substituer aux services publics, pour
nous faire croire qu'ils oeuvrent au service de l'intérêt général.
Ils mettent donc à disposition de certaines municipalités des vélos,
en l'échange du marché publicitaire local. Or la publicité à un coût,
que nous payons tou-te-s, à chaque achat que nous faisons. C'est donc
un impôt privé qu'inventent actuellement les publicitaires, avec la
complicités des élu-e-s locaux : plutôt que de développer des
politiques volontaristes de réduction de la place de la voiture, ils
se réjouissent de voir des multinationales faire semblant d'assurer
une mission de service public.
 
 
Je ne peux donc que m'associer au choix de la non-violence fait par
les déboulonneurs, à leur volonté d'aller jusquŽau bout de leurs
convictions, d'assumer leur choix quitte à risquer la prison. Car ce
refus est un projet, celui d'une société socialement juste,
écologiquement responsable, respectueuse de la dignité de tou-te-s.
 
Je veux ici répéter qu'il nŽy a pas d'incohérence à pratiquer la
désobéissance civique puis à se présenter à l'élection
présidentielle : j'ai toujours assumé mes actes, fondés sur la
légitimité démocratique. La désobéissance civique vise à transformer
la loi, à la faire évoluer, quand ce n'est pas tout simplement à la
faire appliquer. Elle est une forme d'attachement au droit, à la
justice, qui nous protège tou-te-s, et respecte notre dignité.
 
J'ai décidé de prolonger ces actions, par une candidature, collective
- à l'image des actions de désobéissance civique.
 
Je m'engage donc à réformer la loi de 1979, pour définir un cadre
véritablement contraignant, qui proscrive toute dérogation.
L'affichage publicitaire n'excédera pas 50*70 centimètres, et le
nombre de panneaux sera limité, en fonction du nombre d'habitants
dans chaque agglomération. Les panneaux illégaux seront démantelés,
au frais des publicitaires. La publicité télévisuelle sera également
encadrée, principalement celle qui touche les plus jeunes.
 
Un autre monde est en marche.
Tou-te-s ensemble, changeons vraiment nos vies.
 
 
José Bové, le 22 mars 2007.
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Published by kémi - dans alternatures
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6 avril 2007 5 06 /04 /avril /2007 10:25

Voilà qui devrait accompagner les signataires du pacte écologique dans leur choix pour les élections, ou les faire changer d'opinion politique quant à la résolution des problèmes écologiques qui pèsent sur la planète et sur nous, ses habitants.


"Nous avons décidé Nicolas Hulot et moi-même de nous rencontrer ce vendredi 30 mars 2007.

Tous deux, nous avons été confrontés aux dégâts créés par la marchandisation de la planète au cours de nos nombreux déplacements à travers le monde. Tous deux nous avons pu constater la gravité de la crise écologique et les conséquences directes sur la vie de centaines de millions d’habitants de notre planète. L’eau, la terre, les forêts, les océans, la biodiversité sont menacés de destruction. Les biens communs de l’humanité sont en péril.

Pour ma part, je fais le diagnostic que dans leur folle course au profit, les politiques de l’OMC, du FMI et des firmes transnationales compromettent l’avenir de notre planète.

Ce sont dans les pays les plus pauvres de la planète, mais aussi dans les zones les plus défavorisées de notre pays que s’accumulent injustices sociales et environnementales.

C’est pourquoi l’écologie n’est pas compatible avec le laisser faire libéral. C’est pourquoi, nous faisons tous deux le constat que ce n’est pas une série de mesures techniques qui enrayera cette crise, mais bien la remise en cause de l’actuel modèle de développement fondée sur la croissance et le productivisme.

Nous avons déjà tous deux proposé quatre moratoires, l’un sur les OGM, les autres sur les projets autoroutiers, les incinérateurs et l’EPR pour agir immédiatement. Mais il faut aller plus loin. Nous rechercherons ensemble les réformes structurelles et les moyens adéquats à mettre en œuvre. Elles concernent la fiscalité écologique, une nouvelle politique de l’énergie fondée sur la sortie du tout pétrole et du tout nucléaire, le refus de la brevetabilité du vivant et des OGM, l’accès à l’eau pour tous et la garantie de sa qualité."

José Bové Le 30 mars 2007.

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6 avril 2007 5 06 /04 /avril /2007 00:00
L'information provenant des médias de masse est à prendre avec des pincettes.

alternatures
: remettre l'homme et la nature au centre de nos préoccupations, faire un pas de coté, réfléchir... et changer.
Mais aussi ce qui bouillonne sous la dalle de plomb de l'ordre socio-économique actuel, ces expériences ou mouvements populaires qui seront les bases d'une humanité nouvelle.

âme errante : situation personnelle, état d'esprit du moment, etc...

politique de comptoir : réactions et idées politiques comme ça !

lectures : des livres, et les éventuelles réflexions qu'ils m'inspirent. Ou plus simplement des extraits ou citations diverses.

résolutions écolos : de petits gestes d'une grande importance.

pot pourri : un peu de tout, de la crème glacée aux résultats sportifs péruviens.
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