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Ce petit site, ou blog-comme-on-dit, alimenté depuis novembre 2004, fait état d'un sentiment sur ce monde mal en point, des notes successives qui ne riment peut-être pas toujours à grand chose...
[...]
Rédigé quasi-entièrement en pleine possession de mes moyens intellectuels, j'espère sans aucune prétention qu'il sera susceptible de vous apporter de petits moments de réflexions...


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crôa crôa...



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1/ le changement climatique est un problème majeur, pas uniquement écologique, mais aussi politique et économique.

2/ s'attaquer sérieusement à ce problème (et à d’autres… guerres, pauvreté, etc.) implique une remise en cause profonde de nos modèles économiques, et particulièrement de la notion de "croissance".

Au delà, comme le nom “Freemen“ l’indique, chacun pense, écrit ce qu’il veut, comme il le veut, sur son blog.

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L'horizon s'assombrit, ultime raison pour garder les yeux bien ouverts, et affûter sa conscience.
21 janvier 2007 7 21 /01 /janvier /2007 20:59
2007 a commencé... c'est pas un scoop !

Je passe simplement pour relayer quelques informations.

Le 1er février se déroulera une grande mobilisation citoyenne contre le réchauffement climatique.

Toujours en cours, une pétition pour appeler José Bové à se présenter en tant que candidat pour un rassemblement unitaire.

Et pour un peu plus tard, la date du 17 mars est à retenir, manifestations dans 5 grandes villes de France contre la construction d'un nouveau réacteur nucléaire EPR. J'en reparlerai peut-être avant le mois de mars mais c'est vraiment pas sûr (comme ça) !

Voilà, je peux tenter un petit "bonne année 2007" à ceux qui y accordent de l'importance.
Aucune résolution précise pour ce début d'année... je garde mes convictions, mon esprit tremble parfois sans pour l'instant se perdre, un souhait peut-être, être suffisamment prêt pour affronter quelque évènement susceptible de survenir, quel qu'il soit !
Car nous sommes maintenant forcé d'avoir à l'esprit que le chaos nous menace toujours plus et se rapproche d'avantage chaque jour que nous passons...

...l'âme, l'âne, allez comprendre...
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29 décembre 2006 5 29 /12 /décembre /2006 11:00
Face à l'imbroglio dans lequel se trouve le monde, il devient clair que l'esquisse d'une solution viendra du local... de changements à l'échelle locale, de quelques individus, de petites communautés, etc.

Mais ces changements feront tache d'huile et se généraliseront à plusieurs endroits de la planète, sous des formes diverses et variées, pour arriver à la création d'un monde plus solidaire, plus autonome aussi, mais surtout uni dans la diversité.

Ensuite viendront peut-être les organisations mondiales dont nous aurions tant besoin... il semble néanmoins difficile de commencer par changer les hautes instances internationales pour apporter des changements à la base de nos sociétés, et cette base, ce sont les individus multi-dimensionnels, ce sont ces individus qui devront changer eux-même et collectivement pour que notre monde change. Par le local donc... Agir local, penser global !

Tous les "local" mis bout à bout formeront le "global" qui lui même permettra à ces expéreinces locales de perdurer. Vouloir agir global pour orquester ce qui doit se passer au niveau local est voué à l'échec. Sauf en tombant dans un système totalitaire qui contraindrait les peuples à agir dans le bon sens. Ce n'est pas en forçant l'homme à agir de telle ou telle manière que des résultats probant arriveront, mais bien en lui faisant prendre conscience des enjeux auquels l'humanité s'est soumise. Face à ces enjeux, et si l'on veut garder nos idéaux de liberté et d'égalité, chacun à son échelle se rendra compte que ces actions ne doivent pas dépasser un certains seuil critique d'épuisement ou d'apauvrissement de notre biosphère et de notre âme humaine.

Ce n'est qu'en agissant sur la base d'une organisation collective à échelle locale, sans oublier de penser aux répercutions globales, que notre monde trouvera peut-être une voie pour s'en sortir... Voie multiple, laissant place à l'humain, l'échange, la solidarité, tout simplement une vie authentiquement humaine dans laquelle chaque personne trouve sa place sans compromettre celle des autres individus présents et à venir.

Globalement, nous pensons ; localement nous agissons !
Une piste à emprunter, celle du glocal. Pour arriver à une autonomie maximale des individus faisant parti d'un grand tout, l'humanité et la planète.
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12 décembre 2006 2 12 /12 /décembre /2006 13:57
Perte de vitesse dans la publication sur ce blog.
Oui, et alors ?

Le temps que je passe attaché à cette machine (PC - internet), me sert plus à lire une certaine actualité, à me documenter sur quelques petites choses (le temps de cuisson des navets par exemple), ou à dialoguer un petit peu avec mes "contacts", enfin bref, je ne prends plus vraiment le temps d'écrire sur blokomondi (heu... c'est titre de cette page !?), ni ailleurs d'ailleurs ! Ca m'embête un peu mais il est fort possible que ça revienne. Y'a tellement d'autres choses à lire aussi, et beaucoup à faire... qu'insidieusement, j'écris moins.

En lisant des papiers sur la situation à Oaxaca, sur l'effondrement de la gauche avant cette probable pathétique présidentielle, sur les OGM, le nucléaire, les inégalités diverses, la destruction en règle de notre écosystème, la dérive de notre démocratie vers le sécuritaire, le tout marchand ; en lisant des papiers sur les crises multiples et toujours plus nombreuses et plus profondes qui jaillissent ou perdurent sur notre monde, je me rends compte qu'il est bien plus que temps d'agir !

Agir, mais quelle est notre marge de manoeuvre temporelle ? 10 ans, 20 ans ? Pas beaucoup plus en tout cas.
Agir, certes mais comment ? Une nécessité que je ressens se situe à l'échelle individuelle, se relocaliser radicalement. Diminuer ses transports. Manger local. Economiser. L'énergie, l'eau, les ressources, nos outils. Hum... bref appliquer au maximum ces "petits" gestes si cher à Nicolas Hulot. Il a raison, il faut prendre conscience des conséquences de chacun de nos actes et agir pour les réduire quand ceux-ci sont imcompatibles avec une vraie vie humaine (et la vraie vie, elle est bien différente de celle d'auchan, et probablement plus proche de celle des champs).
[ en passant : manger moins de viande, ou mieux, ne plus en manger économise énormément plus d'eau que le fait de fermer l'eau sous la douche ou en se lavant les dents, une action n'empêche pas l'autre bien sûr ! ]

Les petits gestes écolos, bien, très bien, utiles et nécessaires mais pas suffisant du tout.
Surtout, ne pas se contenter de cela, ne pas rester obnubiler par ça et aller plus loin, penser plus loin. La simplicité volontaire ne sera pas notre porte de secours, même si l'on doit être le changement que l'on veut pour le monde, quelques gentils citoyens qui consomment un peu moins et plus équitablement ne changeront pas l'ordre des choses qui s'inscrit dans le toujours plus, plus souvent, plus rapidement, fortement claironné par la publicité ainsi que l'éducation que l'on nous donne. Pub et éducation vont même jusqu'à fusionner pour ne bientôt former plus qu'une seule activité se résumant à vivre = consommer.

Agir individuellement ne constitue donc qu'une mise en cohérence de ses actes avec ses convictions mais n'est en rien un levier suffisant pour voir l'arrivée d'un réel changement de société. Ce n'est qu'un point de départ individuel. Nombre de personnes vont jusqu'à mettre en garde sur la capacité et la force du système actuel à tout engloutir. Tout comme il ne faut plus attendre le grand soir révolutionnaire, il n'y a pas à attendre de changement spontané et massif dans le comportement individuel des gens qui mangent de la publicité à forte dose quotidiennement et suivent le mouvement consumériste pour rester de son époque (!!!), ce qui rend tout le monde bien docile face à un état du monde en train de s'effriter sous nos agissements.

C'est donc par la mise en place de solutions collectives, solidaires, et équitables que pourra s'amorcer un profond changement de nos modes de vie. Il faut allier à cela un engagement politique fort des citoyens. Et voir ce politique come la gestion des choses de la cité, pas comme un combat de plus en plus stérile entre liberté commerciale et couverture sociale. Des crises se produiront mais c'est aux peuples de les gérer. C'est des simples gens que doit venir la prise de conscience collective pour pouvoir sortir des impasses (environnementale, sociale, politique, humaine) dans lesquelles nous nous sommes enfermés.
Les révolutions "à gauche" en amérique du sud sont une voie de dissension face à l'ultra-libéralisme, les faucheurs volontaires qu'on ne présentent plus sont une manière de faire émergé un débat profond de société, les actions antipub doivent se multiplier pour combattre cette diffusion agressive d'un mode de vie qui nous nuit.
Engagement polique, c'est une discussion au café du coin, c'est le partage avec ses proches, c'est la solidarité et non pas la charité, c'est la remise en cause radicale de ce que l'on ne tolère plus, de ce qui ne va plus, et son application d'abord individuellement puis collectivement.

Imaginons le jour où : les vélos envahiront les rues, 2 machines à laver serviront à toute la co-propriété, la cour de l'immeuble ou la parcelle de gazon seront transformés en petit potager naturel, les vacances se passeront avec un sac à dos, de bonnes chaussures et des moments de convivialité partagée... et quoi d'autre ? Tout, plein de choses, beaucoup de choses...

Tout ce texte pour résumer un embryon idée : la changement individuel doit s'accompagner de changements au niveau collectif, par la mise en place de solutions de vie avec et pour la collectivité. Et le tout ne doit pas se priver d'un retour au politique, d'actions militantes, d'échanges, de partage. Pour un autre monde qui résolument est possible... mais le temps presse alors agissons !

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24 novembre 2006 5 24 /11 /novembre /2006 15:04

"Le bonheur individuel se doit de produire des retombées collectives, faute de quoi la société n'est qu'un rêve de prédateur."

Daniel Pennac.


"Agis de façon que les effets de ton action soient comptatibles avec la permanence d'une vie authentiquement huamine sur terre."

Hans Jonas.


"Si tu possède une deuxième paires de chaussures et qu'un pauvre va nu-pieds, tu n'as pas à la lui donner, mais à la lui rendre."

Grégoire le Grand.

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20 novembre 2006 1 20 /11 /novembre /2006 19:05

Au Mexique, tout va bien, puisque les médias n'en disent rien !

299922516_d9198f82f1 A Oaxaca, les choses ne s’arrangent pas. Tandis que quelques points centraux de la ville sont occupés par les forces armées depuis le début du mois, Oaxaca et ses environs demeurent insoumis.

Mais la situation reste confuse et les violences se multiplient. On signale, un peu partout dans l’Etat, des cas de tortures et des disparitions de militants (plus de 90 recensées), principalement étudiants et professeurs de l’APPO et les rumeurs –non avérées- de découverte d'un charnier s’amplifient.

Un avocat en retraite, par ailleurs chauffeur occasionnel de l’Archevêque de Oaxaca, a été assassiné vendredi, à quelques dizaines de mètres du centre de la ville, par deux inconnus suspectés d’être des miliciens à la solde du gouverneur Ulises Ruiz. Des agents de la police fédérale préventive sont accusés du viol d’une femme, au cours d’une vérification d’identité, une pratique répandue, selon le porte-parole de l'APPO... Une manifestation de femmes a d'ailleurs eu lieu aujourd'hui, près du Zocalo, aux cris de “Oaxaca n'est pas un bordel !“. La police y a répliqué par des tirs de canons à eau et de gaz lacrymogènes.

Oaxacarebelde_0 Pour déstabiliser leurs adversaires, les autorités lancent, sans grand succès, des contrefeux : ainsi, le procureur général de Oaxaca, Lisbeth Caña Cardenas, sans imputer directement le crime à l’APPO, laisse entendre que le journaliste américain Roland Will, n’aurait pas été assassiné fin octobre par des miliciens du PRI, mais par des “membres de son groupe… dans l’intention d’internationaliser le conflit“.

L’APPO (Assemblée Populaire des Peuples de Oaxaca), conteste évidemment cette version, démentie par tous les documents photo et vidéos réalisés au cours de l’affrontement.

Appuyée par des dizaines d’organisations nationales, elles a lancé un ultimatum au gouverneur Ulises Ruiz –accusé de fraude électorale, de malversations et de violences-, exigeant, en préalable à toute négociation sur le retour à la normale, le retrait des forces armées et sa démission pour le 25 novembre au plus tard.

Ruiz, décidé à n’entendre ni les manifestants ni les appels à la raison du Sénat et des députés, reste accroché à son poste : “Dieu seul peut donner et retirer“, a-t-il ainsi affirmé cette semaine, au cours d’un congrès d’entrepreneurs chrétiens. A quoi l'archidiocèse répond aujourd'hui, par la voix du coordinateur de la commission justice et paix, que “Ruiz fait un mauvais usage du nom de Dieu.“

Cette obstination devient critique, car elle commence à cristalliser une situation qui est le cauchemar de tous les régimes fragiles : la jonction entre des mouvements d’opposition, jusque là autonomes, peu liés ou divisés.

La situation insurrectionnelle de Oaxaca, une élection présidentielle contestée pour fraude (les partisans du candidat de la gauche modérée, Manuel Lopez Obrador, n’ont toujours pas accepté sa défaite, et surnomment le vainqueur de l’élection, Felipe Calderon, l’usurpateur), la résistance aux violences réelles des partis au pouvoir, PAN et PRI (11 paysans ont été assassinés par des milices paramilitaires du PRI, le 13 novembre, à Montes Azules, dans la zone du Chiapas contrôlée par les zapatistes) et une situation économique difficile, marquée par des inégalités profondes et une corruption généralisée, est en train de donner naissance, pour la première fois depuis longtemps, à un large front des gauches, qui va des zapatistes de l’EZLN aux soutiens de Lopez Obrador.

Demain, 20 novembre, une grève générale paralysera le Mexique. Flavio Sosa, l’un des animateurs du mouvement, a invité tous ceux qui appuient la lutte de l’APPO à transformer “cette révolte populaire en une révolution pacifique, humaniste et démocratique, pour qu’ensemble, nous luttions contre le néo-libéralisme.“ Une première conférence a rassemblé hier près de 50 organisations, en vue de la constitution d’une Assemblée Populaire des Peuples du Mexique (APPM).

Tout ça pour dire qu'au Mexique tout va bien, puisque les médias français n'en disent rien.  Une indifférence qui a un petit arrière-goût de censure !

Demain lundi 20, jour anniversaire de la révolution mexicaine de 1910, une grande manifestation est organisée à Mexico, contre la fraude du 2 juillet qui a permis l'élection de "l'usurpateur“. Des manifestations de soutien à Oaxaca sont également prévues dans de nombreuses villes à travers le monde.

A Paris, un rassemblement est prévu, à partir de 18h30, sur le parvis de Beaubourg.
A Lyon, rassemblement à 18h, place de la Comédie.
A Rouen, le rendez-vous est à 18h30, au Théâtre des Arts.
A Marseille, marche cré'active et rassemblement. Départ 17h30, métro Vieux Port, puis direction Consulat du Mexique.
En Belgique, rendez-vous à 17h, devant l'Ambassade du Mexique

Sources : La Jornada, Vientos. - Articles précédents de Carnets de nuit sur Oaxaca : 13/11 : Oaxaca résiste toujours, 6/11 : Pourquoi Oaxaca est exemplaire ?, 5/11: Oaxaca n'est pas une caserne, 3/11 : Appel à l'offensive générale, 1/11 : L'ordre ne règne pas à Oaxaca, 29/10  : Rendez Oaxaca ou nous la prendrons - Oaxaca insurgée

La totalité de l'article vient de Carnet de nuit

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3 novembre 2006 5 03 /11 /novembre /2006 14:54
Oaxaca se situe dans une vallée fertile du sud du Mexique.

- ... humm ... ?!

On commençait à connaître le mouvement zapatiste et sa noble résistance à l'ordre établi au Chiapas (Mexique), et bien on se rend compte bien difficilement - nos médias semblent de plus en plus aveuglés par le marketing des grosses firmes qui les financent - que la région d'Oaxaca n'est pas en reste. Avec une grêve de 70 000 enseignants qui se transforme en rebellion citoyenne non-violente d'environ 800 000 personnes suite à une tentive de repression violente du gouvernement, Oaxaca est pour l'heure et depuis quelques mois un symbole de résistance qui dure depuis le 15 mai dernier, des barricades se sont érigées aux 4 coins de la ville et la résistance des populations locales tente de perdurer malgré tout...
Les manifestants se sont regroupés au sein de l'APPO (Assemblée Populaire du Peuple d'Oaxaca) afin d'organiser cette résistance.

800 000 personnes alors qu'Oaxaca dénombre 300 000 habitants !

Par manque de visibilité chez nous, et dans les médias du monde, ce mouvement pourrait finir, avec une repression diabolique et des exécutions arbitraires, dans un bain de sang...

Quelques liens car je ne suis qu'un petit internaute minable qui ne connait somme toute pas grand chose de la situation exacte. Mais après à chacun de se débrouiller :
Indymédia
CSPCL
Risal
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2 novembre 2006 4 02 /11 /novembre /2006 14:31
Novembre 2006, quelques mois avant les échéances démocratiques électorales... de 2007.

Le 21 avril ainsi que le 29 mai sont derrière nous mais encore bien présents dans les esprits. En 2007, un changement peut survenir, il se construit dès à présent, il est en pleine naissance et pourrait bien changer la donne politique nationale d'abord, puis europpéenne et mondiale ensuite.
J'ai oublié de prévenir que cette note, loin d'être réaliste (quoique), est à caractère plus qu'optimiste, ça ne fait pas plus mal.

Entre espérance et désarroi, les divers mouvements de résistance à l'ordre économique établi ont une occasion nouvelle de se rassembler et d'exister réellement sur le plan national. Une occasion réelle de peser sur nos choix de société à venir, pour un avenir plus juste et égalitaire.

Une "alternative à gauche" - pas trouvé mieux - pourrait effectivement devenir un véritable séisme politique. De quoi s'agît-il ? Tout d'abord, c'est une force politique naissante, récente, qui se base sur un socle commun antilibéral. Elle est bien sûre soutenue par des partis poltiques, en gros la majorité des partis à cette heure qui se situe sur l'échéquier politique français à gauche du PS (PC, LCR compris). La différence de taille par rapport à toutes les "forces" en présence est qu'il ne s'agît pas à proprement parler d'un parti politique, mais réellement d'un collectif de base citoyenne qui pourrait bien parvenir à une taille gigantesque d'ici le mois de mai prochain. Ce collectif national qui comporte actuellement plus de 700 collectifs locaux, se dit être avant tout une instance de travail... je ne vais pas paraphraser leur site qui est à découvrir. Allez-y !

Rien n'est fait, les choses changent et évoluent très vite. Si tout se décante convenablement, si rien de nouveau dans la situation internationale ou même nationale ne survient d'ici nos élections en 2007, alors cette gauche antilibérale pourrait créer une onde de choc ambitieuse. Ambitieuse car ce n'est rien de moins qu'une victoire à la présidentielle et une majorité aux législatives qui sont visées. Cynique de tout poil, abstenez-vous de commentaire en pensant au 29 mai 2005. Merci.

En attendant que les choses évoluent... on reste attentif !


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22 octobre 2006 7 22 /10 /octobre /2006 13:51
Ce texte est la conclusion de l'ouvrage NO CONSO de Paul Ariès aux éditions Golias, octobre 2006).
A diffusé librement avec indication de la source.


Manifeste pour une grêve générale de la consommation

La société de consommation est triste, injuste et impossible : non seulement 20 % des humains s’approprient 86 % des ressources planétaires mais cet « enfer climatisé » n’est pas généralisable puisqu’il dépasse la capacité même de régénération des écosystèmes.

Nous devons donc en finir avec cette domination des uns sur les autres et de tous sur la planète pour vivre simplement en véritables humains. Ce choix est celui de la responsabilité mais aussi de l’utopie : il est le seul capable de redonner un sens à nos valeurs comme la liberté.

Nous entendons opposer à la logique économique boulimique l’objectif de vivre avec « moins de biens mais plus de liens ». La construction d’un projet politique fondé sur "la gratuité de l’usage et le renchérissement du mésusage" permettrait de résoudre à la fois les questions environnementales et sociales par le retour au politique.

Seule la perspective d’une « grève générale de la consommation » peut rendre la puissance aux petits face à cette infime minorité de puissants qui s’engraisse de notre mal-vie et de la destruction de toute chose.

Qui peut encore croire en une grève générale du travail ? L’idée d’une grève générale court tout au long du vingtième siècle. Les peuples ont longtemps espéré dans une grève générale du Travail. Il serait absurde de lui opposer ses échecs car le propre d’un mythe est de permettre d’agir mais aussi de supporter les inévitables défaites. La dureté de l’hyper-capitalisme et de ses nouveaux modes de management musèle les salariés et une fraction importante du peuple est interdite de grève, chômage ou extrême pauvreté obligent. Sans parler du décalage entre les revendications et nos rêves d’émancipation. Faut-il s’étonner que beaucoup songent alors à ce qui pourrait prendre la relève et devenir une grève de la consommation ?

Que serait une grève générale de la consommation ? Cette grève serait conçue comme un véritable mouvement social avec ses revendications collectives opposées aux gouvernement et patronat. Ni continuation de la démarche de simplicité volontaire ni mouvement de boycott ciblé mais une façon de se refuser comme consommateur.

L’hyper-capitalisme n’a pas encore inventé les structures matérielles qui enchaînent le consommateur à la société de consommation. Comment ne pas distinguer à cet égard les deux types de domination ? Le producteur est plus enchaîné matériellement que mentalement. C’est la perspective de la fin du mois difficile (ou impossible) qui l’oblige à reprendre son travail, pas ce prétendu amour du labeur. C’est en revanche la fausse jouissance de la consommation qui interdit de cesser de consommer et nullement des obligations matérielles. Comment le capitalisme pourrait-il obliger à acheter au-delà de l’ordre du nécessaire, c’est à dire de ce qui n’est pas de la consommation ? Le temps joue, dans le cas de la grève du travail, contre le gréviste mais il joue en sa faveur dans l’éventualité d’une grève de la consommation. Le pouvoir perdu par les producteurs qui se refusent à l’être (car tel est bien le sens profond de tout acte de grève générale du travail) peut donc être retrouvé chez les consommateurs qui se refusent à le rester.

La grève générale de la consommation serait incontestablement l’apothéose d’une stratégie conséquente de désobéissance civique. Déjà parce qu’elle transgresserait l’impératif absolu de consommer. Elle attaquerait donc le système dans ce qu’il a de plus vital et sacré. Ensuite parce qu’elle serait un mouvement social avec des revendications opposées à L’Etat et au patronat et se donnant pour but d’arracher une autre hiérarchie de normes juridiques fondée sur la satisfaction des vrais besoins humains, avec ce que cela suppose de préparation, de mobilisation, de théâtralisation et de négociation.

Les futurs ex-consommateurs doivent apprendre à utiliser cette arme. En célébrant chaque mois de novembre « la journée sans achat ». En organisant des mouvements ciblés autour de revendications simples, aisément compréhensibles, assez facilement victorieux. En envisageant des grèves générales portant sur des objectifs plus difficiles à percevoir, mais fondamentaux pour sortir du capitalisme. L’autre atout d’une grève générale de la consommation est qu’elle ne dissocie pas le but du chemin, puisque sortir de la sphère de la consommation est, à la fois, le début et le terme de cette révolution.

Seule cette perspective de grève générale de la consommation peut rendre aujourd’hui aux plus faibles le maximum de force collective. Tant que subsiste encore le compromis fordiste, le capitalisme a besoin de notre compromission quotidienne pour réaliser ses profits. N’est-ce pas cette même grève générale de la consommation qui permettra de tenir le plus longtemps possible face à un adversaire qui n’a nullement l’intention de satisfaire notre volonté de mieux vivre ? N’est-ce pas cette grève générale de la consommation qui permettrait de réaliser, au mieux, l’unité des plus petits et diviserait ceux qui vivent de la domination des uns sur les autres et de tous sur la planète.

Ne nous leurrons pas : le système ne restera pas sans réagir. Il fera son chantage sur l’emploi, il menacera de chômage technique ; les marchands casseront les prix et manipuleront les consommateurs. Notre chance est que le système productif est fort peu fluide et que produire pour l’exportation et les plus que riches prendra du temps. La grève générale de la consommation, comme tout mouvement social, est fondamentalement la création d’un rapport de force : elle sera, sans doute, d’abord vaincue. Ce sera de nouveau la ruée vers l’hyper-consommation. Il en restera une petite graine qui peu à peu germera. Une autre grève de la consommation succédera aux précédentes... On peut penser que nous apprendrons aussi beaucoup de ces défaites. Ces objections contre cette grève ne sont donc pas acceptables, car il n’est jamais légitime de se coucher faute d’avoir la certitude du succès.

Toute grève générale constitue en outre une opération de catharsis collective puisqu’elle dévoile les ressorts intimes du système. C’est pourquoi il est si difficile de reprendre le cours normal des choses après ce dévoilement dont les effets émancipateurs marquent une vie. Oublions un instant ce qui n’est finalement, souvent, que prétexte : toute grève commence, nécessairement, par des revendications conventionnelles mais débouche très vite sur du non-négociable. Il suffit, pour cela, de laisser le temps nécessaire à la désaliénation. La grève de la consommation, comme toute grève, visera certes des conquêtes sociales mais elle regardera, en réalité, beaucoup plus loin. De la même façon que le salarié qui se met en grève pour revendiquer un meilleur salaire expérimente aussi une toute autre existence. C’est pourquoi il lui est toujours si douloureux de reprendre le travail. C’est pourquoi même avec une victoire on ne sait pas finir une grève. Gageons qu’il sera tout aussi difficile de redevenir de simples « forçats de la consommation » après avoir expérimenté une autre vie.

Cette grève générale de la consommation doit être un mouvement pour faire vaincre l’usage contre le mésusage, la gratuité contre la vénalité. Nous ferons grève pour arracher la gratuité des transports collectifs, pour obtenir la gratuité du logement social, pour obtenir des tarifications différentes selon les niveaux de consommation, pour donner à tous avec un revenu universel inconditionnel, équivalent au SMIC, les moyens économiques de vivre sa dignité d’humain, nous ferons grève pour que ceux qui saccagent la planète paient davantage, pour que les publicités soient cantonnées dans quelques espaces, pour qu’un revenu maximal d’activité permette de redistribuer les richesses, etc. Penser que cette grève signifierait cesser de s’alimenter ou de payer ses factures d’eau (encore que ce mouvement puisse être envisagé pour obtenir la gratuité d’usage de ce bien commun) c’est ne rien avoir compris à ce qu’est la consommation, c’est une objection de consommateur donc de ce type d’humain qui va avec le système. L’objectif n’est pas de mettre sa vie ou celle des autres en danger, notre société d’hyper-consommation fait cela très bien sans nous. L’objectif, au contraire, est d’apprendre à exister pleinement, à vivre en tant qu’usager maître de ses usages et non plus comme forçat du travail et forçat de la consommation esclave du marché capitaliste.

Cette grève générale de la consommation peut être le plus court chemin pour réveiller l’usager qui sommeille encore en chacun. Faisons confiance à l’intelligence collective pour redécouvrir au cours de ce mouvement durable des usages depuis longtemps oubliés. Que chacun réfléchisse, dès à présent, à sa consommation et tente déjà de consommer beaucoup moins, bref d’adopter un mode vie minimaliste. Méfions-nous cependant de ceux qui joueraient à « plus décroissant que moi tu meurs » et qui finiraient par transformer cette action citoyenne en geste religieux, en posture moralisatrice sinon policière. Faisons plutôt confiance en la sensibilité collective pour que le mouvement prenne de plus en plus de consistance et d’ampleur.

Cette grève générale passera par le boycott de certains produits ou réseaux vitaux pour le système hyper-capitaliste (pas seulement des biens économiques comme les produits financiers mais aussi idéologiques comme ses journaux télévisés ou sa presse aux ordres). Que serait une grève de la consommation si chacun achetait son nécessaire dans ces temples capitalistes que sont les hypermarchés ?

Faisons le pari que d’ici peu ce mot d’ordre de grève générale de la consommation deviendra populaire, qu’il accompagnera (ou chassera ?) le vieux mythe de la grève générale du travail... Nous en avons tellement besoin pour souder nos espoirs et nourrir nos combats. La perspective d’une grève générale de la consommation oblige à prendre conscience que la vraie puissance n’est pas le pseudo pouvoir du consommateur, qui voterait avec son porte-monnaie, mais celui du citoyen qui se refuse en tant que consommateur, comme le gréviste se refuse comme producteur pour se vivre sur un mode politique.

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2 octobre 2006 1 02 /10 /octobre /2006 14:48

Un mois et demi sans rien de nouveau, la cause de cette absence ici, un déménagement... Je tente de suivre tant bien que mal ce qui se passe dans la minuscule sphère internet...

De retour dans quelques jours, et quelques billets peut-être !

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14 août 2006 1 14 /08 /août /2006 19:36
Une petite note rapide pour dire que malgré ce temps pluvieux au mois d'août, on vient quand même d'avoir très chaud en évitant l'explosion d'un réacteur nucléaire en Suède le 25 juillet. Voir le dossier du réseau Sortir du nucléaire.


Nous pouvons tous, nous, riches europpéen(nes) pas forcément conscients des moindres détails du fonctionnement de notre société, lâcher un grand OUF de soulagement...
Mais hélas, nous pouvons aussi crier un grand merde putain c'est pas poissble-y'en a marre du nucléaire et de toutes ces conneries ZUT pour rester poli, d'inquiétude voire même de terreur car un tel "incident" est succeptible de se reproduire n'importe quand et n'importe où. Vous comprendrez en lisant le dossier mais l'AIEA (Agence Internationale de l'Energie Atomique) déclarait l'année dernière que "La centrale nucléaire de Forsmark [celle en question] est une des plus sûres au monde et il devrait être possible de la faire fonctionner pendant encore 50 ans". Oups, c'est par hasard que cette centrale la plus sûre du monde ou presque a bien faillit exploser et contaminer l'Europe pour des siècles... Rassuré(e) ? 58 réacteurs en France, quelques autres un peu partout en Europe et dans le monde... hum...
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