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Ce petit site, ou blog-comme-on-dit, alimenté depuis novembre 2004, fait état d'un sentiment sur ce monde mal en point, des notes successives qui ne riment peut-être pas toujours à grand chose...
[...]
Rédigé quasi-entièrement en pleine possession de mes moyens intellectuels, j'espère sans aucune prétention qu'il sera susceptible de vous apporter de petits moments de réflexions...


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crôa crôa...



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1/ le changement climatique est un problème majeur, pas uniquement écologique, mais aussi politique et économique.

2/ s'attaquer sérieusement à ce problème (et à d’autres… guerres, pauvreté, etc.) implique une remise en cause profonde de nos modèles économiques, et particulièrement de la notion de "croissance".

Au delà, comme le nom “Freemen“ l’indique, chacun pense, écrit ce qu’il veut, comme il le veut, sur son blog.

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L'horizon s'assombrit, ultime raison pour garder les yeux bien ouverts, et affûter sa conscience.
6 mai 2008 2 06 /05 /mai /2008 18:50
La société thermo-industrielle est une erreur,
nous le savons.
Reste à l'accepeter...
...et à en sortir au plus vite.
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21 janvier 2008 1 21 /01 /janvier /2008 18:47
Serait-ce l'heure ?


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"Le CAC 40 perd 6,83% à la fermeture, lâchant 347,95 points à 4.744,45 points. Francfort
perd 7,16%, Londres 5,48% et Madrid 7,54%. Moscou a clôturé en baisse de plus de 7%, tandis que les bourses latino-américaines chutent elles aussi."


Il est possible que le moment où notre jeune système économique mondialisé s'écroule soit advenu ?

C'est possible, on nous l'avait dit, "tout devient possible"... Et parmi tous les possibles, à nous maintenant d'éviter les pires. Qu'écris-je ! ! ! De trouver le meilleur... Non, d'en trouver un bon, un qui soit possible en somme.

Trouver un possible, possible : conciliant les ressources planétaires limitées, les dommages d'hors et déjà irréparables causés par nos activités gloutonnes et les besoins vitaux d'une population humaine encore croissante.

Nous serons sans doute amener très prochainement à revoir notre échelle de valeurs, nos objectifs, nos priorités. Face à une situation neuve et chaotique - que nous avons, inconscienmment peut-être, provoquée - il nous faudra beaucoup d'efforts "surhumains" (?!) pour rester à flot et ne pas s'enfoncer dans le néant.

Chaque problème sera aggravé par la crise et aggravera à son tour cette crise.
Un certaine candidate à la présidence de la république française en 2007 nous parlait de cercles vertueux et de convergences positives. Cette même candidate, élue, aurait bien évidemment été tout aussi incapable que l'actuel président ou gouvernement, de nous éviter la crise actuelle, non en raison de ses incompétences, mais simplement parce que le problème boursier, véritable krach programmé, est strucurel, il est né avec ce système, capitaliste, qu'il détruit aujourd'hui. Oserons-nous dire que "la nature est bien faite", elle a mis au sein d'un système destructeur, tout ce qu'il fallait pour que ce système s'autodétruise...
Nous parlions de cerlces vertueux, et de convergences positives. Nous sommes actuellement au sein de spirales négatives, cercles vicieux et convergences négatives : définition du monde duquel il nous faut sortir au plus vite.

Point positif, si les bourses s'éffondrent, le pétrole sera moins cher, l'occasion pour nos industries de se reconvertir en fabrique de matelas épais à moindre coût, succeptibles d'amortir notre chute collective.
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26 octobre 2007 5 26 /10 /octobre /2007 15:24
Le grenelle terminé, le baril de pétrole, la crise financière, le nucléaire, la Chine, la guerre, l'économie, l'Occident, le Monde, la consommation, la démesure, la folie...

Hum... ça me laisse songeur penser que l'avenir arrive vite, et que très vite ça va se mettre à déconner. A force de le lire, de l'entendre, de le dire... le temps du monde fini commence vraiment.

Je conseil un site à suivre : Terre De Brut
On y parle tout récemment du dernier rapport de l'Energy Watch Group sur les réserves de pétrole, ce rapport confirme que le pic pétrolier est dernière nous, c'était en 2006 !
Pour les grandes lignes, il va falloir maintenant se baser sur une réduction par deux de la production mondiale entre 2006 et 2030 de 80 à 40 millions de barils par jour.

Les conséquences de ce pic, on peut les imaginer, difficilement les prévoir. Enfin pour ma part, je prévois le pire, histoire de ne pas tomber de trop haut mais malgré tout, je ne serai pas prêt, nous ne serons pas prêt...
Du courage, il en faudra durablement. N'oublions pas deux choses : le partage et la sobriété. Solidaire il faudra être, Humain il nous faudra devenir.

Sur ces quelques mots, je disparais pour un temps...
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15 juillet 2007 7 15 /07 /juillet /2007 11:49

Tout est dit dans cet article de Pierre Besse, lu dans EcoRev n°26.

Éloge de la toilette à compost
Pourquoi et comment sortir de l’égout

Assainissement physique

Une file indienne d’individus, avec chacun en bouche un tuyau provenant du derrière de celui qui le précède : tel est le spectacle étonnant qui s’offre à qui observe avec un peu de recul notre système de gestion de l’eau, 80 % d’entre nous rejetant leurs eaux usées dans les rivières où un tiers des mêmes puisent pour boire. Compter sur les stations d’épuration pour régénérer l’eau serait bien naïf : elles retiennent le plus gros de la matière organique, certes, mais laissent filer à peu près tout ce qui est soluble : l’azote (provenant de l’urine), le phosphore (excréments et poudres à laver), les détergents, les bactéries fécales et autres virus(1). Comme la rivière sert aussi d’égout aux industries, il s’y rajoute des métaux lourds et composés organiques toxiques. La station de potabilisation fait de son mieux, mais avec une ressource sabotée de la sorte, elle est contrainte d’abuser du chlore, qui n’annule pas le risque sanitaire, loin s’en faut, mais représente en lui-même une menace supplémentaire pour le buveur(2).

Pendant ce temps, les spécialistes de l’agriculture nous disent que la terre s’épuise du fait qu’avec les récoltes, on lui enlève des nutriments – azote, phosphore, potasse, etc. – et que donc il faut les lui rendre, théorie plus que simpliste en l’occurrence(3), mais qui a au moins le mérite d’une certaine logique. Ayant donc envoyé à la rivière le phosphore contenu dans nos aliments, on va en chercher d’autre dans des mines qui seront à peu près épuisées dans 60 ans(4), dans des pays où la possession de ces gisements est un motif de guerres sans fin. Ayant de même envoyé à la rivière l’azote, on en fait du neuf, moyennant force combustible fossile, dans des usines qui explosent rarement, mais alors franchement(5). Quant au potentiel d’humus que pourrait générer notre matière fécale, comme il advient de la bouse de vache dans le pré, il ne peut se réaliser que par l’épandage des boues d’épuration, or la pollution croisée par les métaux et les poisons chimiques que ces boues ont subi à la station rend leur retour à la terre pour le moins problématique.

Ce n’est pourtant pas faute de moyens financiers, car il est difficile d’imaginer système plus coûteux, au point que la possibilité économique de maintenir et de renouveler les réseaux d’égout dans l’avenir est une hypothèse de plus en plus risquée, même dans nos pays riches. Ailleurs, le constat est fait : l’assainissement par l’eau est trop cher, c’est un de ses principaux défauts. Or nous voici pourtant avec cette idée en tête, que toute merde doit être plongée dans l’eau sitôt émise, et emportée dare-dare vers la rivière. Sur ce consensus sans faille s’est assise la loi : tu ne chieras point si ce n’est dans l’eau, tu te connecteras au réseau d’égout sitôt qu’il passera devant chez toi. Et nous voici contraints de participer au saccage des rivières, de menacer de nos maladies nos voisins de l’aval, et de financer l’absurde.

Et pourtant… En 1788, Mirabeau écrit, à propos de l’entreprise des frères Perier consistant à distribuer aux logements parisiens de l’eau pompée dans la Seine, en aval d’un égout : « c’est verser son pot de chambre dans sa carafe »(6). Au milieu du XIXe, à Londres, plusieurs systèmes de toilettes sèches ont été mis au point et commercialisés, comme l’Earth-Closet de Henry Moule, breveté, fabriqué et vendu pendant plusieurs décennies. Un peu partout sur Terre des peuples ont trouvé des solutions simples, non technologiques, parfaitement respectueuses de l’eau, et aussi efficaces pour la maîtrise du risque sanitaire que pour la valorisation du potentiel fertilisant : ainsi les antiques toilettes à séparation chinoises, maliennes, yéménites (ces dernières à chaque étage dans des immeubles de 4 ou 5 niveaux), la toilette à poussière népalaise(7), la toilette à litière si simple et si peu coûteuse(8). Dans nos villes françaises le souvenir demeure de la tinette à cheval qui collectait le contenu de pots de chambre vers l’aire de compostage où il était converti en poudrette, engrais reconnu. Des industriels fabriquent et vendent depuis cinquante ans des modèles de toilettes sèches plus sophistiqués les uns que les autres(9). Le développement exponentiel des initiatives partout dans le monde, sous tous les climats et dans tous les milieux économiques et culturels ne laisse plus de place au doute : une autre toilette est possible.

Assainissement mental

Ce cloaque dans lequel nous sommes immergés n’est que le produit de notre état mental : nous avons mis toute notre foi dans une science hyperlucide au détail et aveugle à l’ensemble, et dans une industrie qu’on a cru toute puissante pour l’éternité, quand elle était seulement en train de détruire à grand feu les réserves énergétiques de la planète. Nous avons abandonné sans réticence notre souveraineté sur nos fonctions les plus élémentaires : manger, chier, pour les remettre à un Monstre bicéphale, moitié Etat, moitié Marché, dont les servants, bureaucrates et marchands, nous ont entraînés dans ce sac. Ne rencontrant nulle résistance, le Monstre a rendu l’inacceptable banal, le scandaleux, le compliqué, le cher, le dangereux obligatoire. Ce faisant il montre la considération qu’il a pour nous, en nous jugeant d’emblée incapables de la moindre compétence, de la moindre capacité à exercer une responsabilité – la gestion de ses propres excréments – qui est pourtant par nature parfaitement à la mesure de l’individu.

La contradiction ne l’effraie manifestement pas : au particulier non raccordé à l’égout, il impose à juste titre d’utiliser le sol comme outil d’épuration et d’élimination de l’eau usée, et il se donne pour lui comme règle de rejeter les effluents des stations d’épuration dans des cours d’eau permanents ! Ayant fondé les plus anciennes de ses lois sur les trois exigences de ne pas causer de nuisances (odeurs), ne pas être cause de pollution, ne pas faire courir de risque sanitaire , il n’en respecte lui-même aucune, mais n’hésitera pas à y faire appel contre toute velléité d’insoumission.

La sortie de crise ne peut passer que par une diminution du volume d’affaires des négociants en matériel, et une diminution du pouvoir et de la prétention de l’Etat comme normalisateur, au profit d’une reconnaissance de la capacité technique du citoyen à concevoir, à mettre en œuvre et à entretenir des systèmes somme toute très simples, d’une reconnaissance des petites communautés – hameau, quartier – à prendre en charge collectivement des services tels que le compostage en pied d’immeuble du résidu de toilettes sèches, et le retour à l’agriculture locale du potentiel fertilisant.

Revendiquer pour l’assainissement une gestion publique plutôt que déléguée à des multinationales est sans nul doute légitime, mais poser cette revendication sans considérer cette indispensable révolution technique et politique, c’est vouloir mettre dans la main gauche du Monstre ce qu’il tient dans sa main droite, sans plus de conséquences. Sans doute le tabou qui nous inhibe a-t-il été pour lui un atout majeur, sans doute nous faut-il reconnaître le lâche soulagement que nous éprouvons lorsque la chasse d’eau fait son œuvre, noyant le poisson dans un bol d’eau claire, mais nous ne pouvons qu’admettre que ce sont là de bien faibles excuses à notre soumission et à notre complicité.

Ayant négligé de défendre des systèmes simples, autonomes et bon marché, nous nous sommes laissé imposer des solutions complexes et coûteuses, lesquelles nourrissent le Capital, et donnent à l’État un excellent prétexte à taxes, à contrôles et à contraintes. En renonçant de la sorte, en même temps qu’une part profonde de notre liberté, nous abandonnons un de nos droits les plus précieux, celui d’être pauvre et de vivre tel, en assumant toutes ses responsabilités et sans mendier d’assistance économique, tandis que le Monstre, effrayé par l’idée que nous pourrions être tentés par un certain dépouillement matériel, ne cesse de nous imposer une multitude d’attributs matériels, des kilomètres de tuyaux, de câbles, de voiries, et maintenant, sous le joli nom de « services », des contrôles de conformité sur tout. Et il exige de nous que nous financions la toile d’araignée dans laquelle il nous enferre.

Au fond, l’enjeu majeur est peut-être culturel : aujourd’hui l’heure est venue de mettre nos excréments sur la table, de dépasser le tabou qui nous imprègne, de renverser des paradigmes aussi bien techno-scientifiques que politiques. De prendre conscience de nos erreurs de civilisation, de nos tares culturelles. Cette attitude vaut dans tous les domaines : agriculture et alimentation, commerce, énergie, santé, ordre social, etc., mais ce thème de l’assainissement, par son caractère universel, trivial et fortement symbolique, est peut-être celui où cette remise en cause, où cette remise en chantier de soi et du monde peut se faire le plus facilement et le plus rapidement. Ça peut être un premier pas, souvent jubilatoire d’ailleurs, sur la voie nouvelle du retour à notre dimension biologique, à la communion matérielle avec notre mère la Terre, à une responsabilité partagée avec nos frères humains, à l’exercice d’une liberté aussi large que consciente de ses limites.

Au fond, c’est d’un éveil qu’il s’agit, éveil à une relation renouvelée à la nature, à l’air vif et à la lumière qui nous sont promis si nous parvenons à sortir de l’égout.

Pierre Besse
Avec la complicité active de l’équipe « toilettes à compost » issue de l’association Areso (http://www.areso.asso.fr)

1. Miquel G., « La qualité de l’eau et de l’assainissement en France », Rapport 215 tome 1 (rapport) et tome 2 (annexes), 2002-2003 - Office Parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques, http://www.senat.fr/rap/l02-215-1/l02-215-1.html et http://www.senat.fr/rap/l02-215-2/l02-215-2.html

2. Un exemple entre cent : Bladder cancer and exposure to water disinfection by-products through ingestion, bathing, showering, and swimming in pool, Cristina M. Villanueva et al., American journal of epidemiology, janvier 2007, cité par le Journal de l’Environnement du 21/09/07 http://www.journaldelenvironnement.net

3. Pour une critique de cette théorie, incluse dans une étude sur le thème de cet article, voir Promotion de l’éco-assainissement à travers la création d’une entreprise de location de toilettes à compost : Justin Cagadou, rapport au Fonds Social Européen de l’association Areso, sur http://www.toiletteacompost.org

4. EcoSanRes, « Closing the Loop on Phosphorus », http://www.ecosanres.org/PDF%20files/Fact_sheets/ESR4lowres.pdf, traduction française sur le site http://www.toiletteacompost.org

5. L’explosion de l’usine AZF à Toulouse le 21/11/2001 n’étant qu’un accident dans une longue série.

6. Voir le texte intitulé « L’histoire de l’eau » sur http://www.cieau.com/toutpubl/sommaire/texte/3/f3.htm

7. Pour un tour d’horizon mondial des systèmes anciens et modernes de toilette sèche, voir : Esrey, S. et al, « Assainissement écologique », ASDI, Stockholm, Suède, 2001, http://www.ecosanres.org/PDF files/Assainissement Ecologique.pdf Voir aussi Christophe Élain, « Un petit coin pour soulager la planète », éd. Goutte de sable, 2005.

8. Voir par exemple le site de Joseph Orszàgh http://www.eautarcie.com

9. « Des toilettes sèches à la maison – guide des fabricants et des distributeurs », CD réalisé par Toilettes Du Monde http://www.tdm.asso.fr

10. Ces exigences sont celles du Règlement Sanitaire Départemental, la plus ancienne réglementation de l’hygiène publique encore en vigueur.

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17 juin 2007 7 17 /06 /juin /2007 11:19
A peine plus d'un mois, déjà plus d'un mois. Le 6 mai, etc. Voilà.

Et bien il n'aura pas fallu longtemps pour berner tout le monde et enclencher enfin le vitesse turbo libérale, histoire que l'on "remonte" la pente économique rapidement. C'est qu'on a pris du retard avec tous ces gauchistes anti-référendum européen, anti CPE et pour finir anti-tout sans une miette de début de solution alternative à proposer.

Monsieur le président Sarkozy, rondement élu, par 53% des français (ah bon !), fixe immédiatement se ligne politique d'ouverture, ministères, etc, en passant on énonce bien qu'il faut en finir avec 68 (hum...) et dans la foulée on affiche médiatiquement l'organisation d'un "Grenelle" de l'environnement. Parfait monsieur Sarkozy, vous n'avez donc pas pris les français pour des cons ! Vous allez vous occuper de ce petit problème, somme toute tenace, de l'environnement.

Bien, bien, quelques jours passent, le premier tour des législatives se conclut par une marrée bleue foncée, la gauche est explosée, dans les choux, et la nouvelle Ministre de l'agriculture Lagarde (nom très à propos) vote en toute quiétude en faveur d'un texte de loi européen exterminateur pour l'agriculture biologique. Ceci, malgré les assurances données par le gouvernement français à toutes les associations écologistes...

Ce texte de loi, proposé par la commission européenne (non élue) et les multinationales de l'agroalimentaire (le bio commençait sans doute à les déranger un peu), rejeté par vote par le parlement européen (élu), finit donc par être entériner par notre chère nouvelle Ministre Lagarde et ses collègues européens. Il va permettre simplement aux multinationales de l'agro-petro-chimie alimentaire de faire du "BIO", avec la petite étiquette et tout, en utilisant quelques pesticides, parce que quand même, et en étant plus tolérant sur le point des OGM, parce que quand même ! ! !
Miam miam, mon bon steack haché biologique provenant d'une bête nourrie aux OGM.

Joli tour de passe-passe, superbe leçon de réalisme politique, splendide espoir quand à l'avenir des biens communs aux peuples d'Europe et d'ailleurs. Le rouleau-compresseur continue d'avancer dans l'indifférence populaire, ou l'inverse.

 

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9 avril 2007 1 09 /04 /avril /2007 09:56
J'apporte mon soutien total aux Déboulonneurs, à leur combat non-
violent, ainsi qu'à leurs revendications. Je me réjouis qu'ils et
elles refusent de se résigner à voir nos villes et nos villages, nos
espaces publics et nos vies envahis par la publicité.
 
Face à l'invasion publicitaire, comme face aux OGM, il n'y a
malheureusement pas d'autre recours, pas d'autre alternative que la
désobéissance civique. Il faut avoir le courage de ses convictions,
pour les assumer, quitte à risquer prison. Il faut oser la
désobéissance civique.
 
Le système publicitaire porte atteinte au fonctionnement même de
notre démocratie. Il incarne tous les travers du libéralisme
triomphant. Il n'est pas sans effets, sans conséquences, mais
engendre des dommages sociaux, environnementaux et sanitaires
indéniables - dont nous payons tou-te-s le prix, en premier lieu les
plus pauvres d'entre nous.
 
Les collusions entre industrie publicitaire, médias et certains
hommes politiques contribuent à la confiscation de la démocratie. Ce
système doit être d'autant plus combattu qu'il ne rechigne pas à
enfreindre la loi : 1/3 des panneaux sont illégaux (trop grands, à
proximité de monuments classés, etc.).
 
L'invasion publicitaire porte atteinte à la dignité des femmes, sur
lesquelles elle exerce une violence symbolique intolérable, à
laquelle nous pouvons et devons mettre fin. Elle est un danger
sanitaire - anorexie et obésité se développent de manière inquiétante.
 
La publicité est un cheval de Troie d'une société et d'un espace
public toujours plus privatisés et surveillés, à mesure que nos
libertés s'amenuisent. Les panneaux publicitaires sont utilisés pour
tester de nouvelles formes de vidéosurveillance. Les trottoirs sont
privatisés. Une nouvelle étape a été franchie récemment : les
publicitaires prétendent se substituer aux services publics, pour
nous faire croire qu'ils oeuvrent au service de l'intérêt général.
Ils mettent donc à disposition de certaines municipalités des vélos,
en l'échange du marché publicitaire local. Or la publicité à un coût,
que nous payons tou-te-s, à chaque achat que nous faisons. C'est donc
un impôt privé qu'inventent actuellement les publicitaires, avec la
complicités des élu-e-s locaux : plutôt que de développer des
politiques volontaristes de réduction de la place de la voiture, ils
se réjouissent de voir des multinationales faire semblant d'assurer
une mission de service public.
 
 
Je ne peux donc que m'associer au choix de la non-violence fait par
les déboulonneurs, à leur volonté d'aller jusquŽau bout de leurs
convictions, d'assumer leur choix quitte à risquer la prison. Car ce
refus est un projet, celui d'une société socialement juste,
écologiquement responsable, respectueuse de la dignité de tou-te-s.
 
Je veux ici répéter qu'il nŽy a pas d'incohérence à pratiquer la
désobéissance civique puis à se présenter à l'élection
présidentielle : j'ai toujours assumé mes actes, fondés sur la
légitimité démocratique. La désobéissance civique vise à transformer
la loi, à la faire évoluer, quand ce n'est pas tout simplement à la
faire appliquer. Elle est une forme d'attachement au droit, à la
justice, qui nous protège tou-te-s, et respecte notre dignité.
 
J'ai décidé de prolonger ces actions, par une candidature, collective
- à l'image des actions de désobéissance civique.
 
Je m'engage donc à réformer la loi de 1979, pour définir un cadre
véritablement contraignant, qui proscrive toute dérogation.
L'affichage publicitaire n'excédera pas 50*70 centimètres, et le
nombre de panneaux sera limité, en fonction du nombre d'habitants
dans chaque agglomération. Les panneaux illégaux seront démantelés,
au frais des publicitaires. La publicité télévisuelle sera également
encadrée, principalement celle qui touche les plus jeunes.
 
Un autre monde est en marche.
Tou-te-s ensemble, changeons vraiment nos vies.
 
 
José Bové, le 22 mars 2007.
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29 mars 2007 4 29 /03 /mars /2007 13:38
La vérité nous ment, le mensonge nous endort. Pendant que la réalité se détériore.

Les images d'opposition aux forces de l'ordre véhiculent ces temps-ci sur la toile et dans nos médias télévisuels, de simples citoyens montrent leur indignation face à un ordre policier, répressif. 
"Protéger et servir" devient très vite "surveiller et punir". Surveillance et punition à l'encontre de citoyens qui ne demandent qu'à exister en somme... vivre parmi cette communauté humaine aujourd'hui en détresse. Cette détresse multiforme a de nombreuses causes, qui se résument en une : la réalisation de l'humain dans toutes ses dimensions n'est plus la ligne directrice de notre civilisation.

L'espoir persiste toujours mais combien de temps faudra-t-il encore attendre avant qu'une réelle transformation sociale humaine voit le jour ? Combien de temps resterons-nous lié à un ordre injuste qui ne défend que des intérêts privés d'élites dominantes minoritaires sur le dos de la majorité et de notre écosystème ? Combien de temps encore avant la fin définitive des biens communs nécessaires à la réalisation de notre humanité à tous ? Combien de temps encore ce merdier inqualifiable durera ?

Plus très longtemps car un train d'enfer nous dirige droit aux abîmes. Plus très longtemps car l'histoire avance, inéluctablement. Plus très longtemps ce système ne durera.
Ce siècle marquera un tournant collectif ou une chute vertigineuse.
Une ré-appropriation citoyenne de notre existence fébrile, une limitation voulue de nos agissements à tous, dans le respect du droit de chacun à vivre sur cette petite île Terre ou l'avènement d'une humanité disloquée, amoindrie, démesurée, égarée, et sans vie.

A force de mensonges, les vérités professées racontent une histoire erronée, bien différente de ce que l'on appelle la réalité.

Une résistance de plus en plus rude voit le jour, elle ne se résignera pas, mais gare à ce que celle-ci ne participe pas à sa manière à la déshumanisation du monde, se perdant dans un esprit d'opposition bornée, vouant toute solution à l'échec.
Certes, nous sommes en guerre, mais au delà du combat de front, il faut absolument s'attacher à construire plus qu'à détruire. Afin d'éviter que tout ne soit plus qu'un champ de ruines, il est vital de construire dès à présent les mondes qui suivront... Ce sont eux qui pourront relancer une humanité dévastée vers un avenir plus sensé.
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26 février 2007 1 26 /02 /février /2007 13:13
Extrait d'un article du canard enchainé : lu sur FAQ pour les hommes libres.

“La Commission européenne vient de concocter, toute seule dans son coin, un projet de règlement qui risque de torpiller le bio. Au menu : des exigences rabotées, des contrôles allégés et un tas de dérogations. Il s’agit pourtant officiellement de faire en sorte que le consommateur puisse acheter bio les yeux fermés.
N’empêche : les ministres européens de l’Agriculture ont pris l’engagement de voter comme un seul homme, en avril prochain, ces nouvelles règles sur la production et l’étiquetage du bio. Et ce sans tenir compte du rapport ultracritique du parlement européen, qui se fait du mouron pour l’avenir de l’agriculture biologique.

Dès 2009, on aura donc droit à du poulet bio nourri avec du maïs aspergé de pesticides (au lieu de céréales récoltées à la ferme), du jambon fabriqué avec du cochon “bio” élevé sur caillebotis, la dalle en béton des porcheries industrielles, et traité aux antibiotiques (refiler des médocs n’est pas autorisé mais n’est plus interdit) ou du pain bio composé de céréales saupoudrées jusqu’à 0,9 % d’OGM. Et l’on pourra aussi déguster un yaourt aux pommes “bio” délayé avec du lait industriel à condition que les morceuax de fruits soient issus de l’agriculture biologique (un seul ingrédient suffira à décrocher le label).

Mais qu’en pense Nicolas Hulot ?”


Contre ce projet de destruction en règle, une pétition est disponible. Il suffit de cliquer sur pétition.

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5 février 2007 1 05 /02 /février /2007 20:16
Je ne fais que relayer ce communiqué de presse du Réseau Education Sans Frontière (RESF) daté du 31 janvier 2007. A lire et à diffuser...

LES RESTOS DU CŒUR SERVENT-ILS D’APPAT A LA POLICE DE SARKOZY ?

Hier soir, mardi 30 janvier vers 19h, une rafle commence sur la Place de la République, les fourgons (de 8 à 10 au départ selon les témoins) sont placés côté 3° arrondissement, les policiers, trois par trois, contrôlent les identités dans le métro et aux sorties. Contrôle ciblé des personnes « visiblement étrangères ». Alertés, une trentaine de militants du Réseau Education Sans Frontières et d’ailleurs se rend sur place. Discussion avec les forces de l’ordre, slogans solidaires avec les sans papiers, bousculade au moment du départ du dernier fourgon rempli de sans papiers, arrivée des maîtres chiens pour faire dégager les empêcheurs d’arrêter en rond. Une vingtaine, peut-être plus, de sans papiers a été arrêtée.

Une rafle comme on en voit plusieurs fois par semaine à Paris depuis le mois d’août ?
Oui, mais celle-ci a quelque chose de particulier.

Au même moment, sur le terre-plein central de la Place de la République, les restos du cœur organisent une distribution de 400 repas, comme tous les mardis, jeudis et samedis à cet endroit. Les habitués de cette distribution arrivent en métro et sont contrôlés, embarqués. C’est comme pour les bêtes : l’appât au centre, les chasseurs en embuscade, les fourgons pour évacuer les prises. Cette rafle ciblée « clients des restos du cœur » a été exécutée sur réquisition du Procureur de la République qui avait ordonné des contrôles entre 19h et 23h sur un périmètre comprenant la place de la République et ses environs.

Une « opération » du même ordre a eu lieu il y a une quinzaine de jours. Les forces de l’ordre s’étaient postées sur la place même, bien visibles. Ce jour-là les restos du cœur n’ont distribué que 150 repas au lieu des 400 habituels.

Qui donne ces ordres ?

Le ministre de la chasse aux étrangers monte d’un cran dans le cynisme : toutes les rafles sont intolérables, celles qui prennent pour cible les gens qui ont faim sont immondes. Les plus démunis ont confiance dans les restos du cœur qui depuis tant d’années leur apportent un peu de réconfort pendant l’hiver. Devront-ils demain renoncer à ces distributions de repas devenues trop dangereuses pour eux ?

Fin décembre, le Préfet de Police de Paris a eu une attitude digne en interdisant la distribution de soupe au porc organisée par l’extrême droite et destinée à trier les « bons pauvres » des « mauvais pauvres ». Laissera-t-il interdire les restos du cœur aux sans papiers en transformant les lieux de distribution en piège ?


http://www.educationsansfrontieres.org/article.php3?id_article=4084

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26 janvier 2007 5 26 /01 /janvier /2007 13:20
Plus le temps passe, plus on se rapproche d'un évènement majeur susceptible de changer la donne à l'échelle planétaire, quel peut-il être ? Nouvel acte terroriste de grande ampleur en occident, explosion d'une centrale nucléaire, guerre nucléaire, chute d'une énorme météorite, arrivée d'une vie extra-terrestre, invasion militaire de l'Iran, décès d'un enfant en Afrique par contamination de la source d'eau du village, pandémie d'un virus inconnu, crash boursier mondial, grève générale des routiers, black-out énergétique en Europe...

Quel qu'il soit, un jour, cet évènement arrivera, et le monde changera, nous ne pourrons dès lors plus revenir en arrière, la chose se sera produite, entrainant des conséquences importantes et durables qui se répercuteront sur la totalité du globe. Tout est possible mais dans notre monde quantifié,  numérique, calculé, il relève de la raison de parler de probabilité... Certes, la probabilité d'une invasion extra-terrestre n'est pas la même que celle de la mort d'un enfant africain, la probabilité que ces évènements changent la face du monde n'est pas la même non plus, mais tout est possible - au moins dans l'imaginaire. Après seulement, la science ou la connaissance pourront remettre en cause le bienfondé d'une possibilité lambda. Une probabilité, aussi faible soit-elle, ne signifie juste qu'une chose, c'est probable, donc cela va arriver : "Sur une échelle de temps suffisamment longue, l'espérance de vie tombe à zéro".

Mettons de coté tout ce qui n'est pas engendré par l'humanité pour ne garder que ce que nous sommes capable de déclencher.

Statistiquement, un clash va arriver, et beaucoup changera... Et ce clash, pourquoi ce ne serait pas la réappropriation par les gens, de leur vie ?
La prise de conscience par une grande majorité que rien n'est impossible, que les barrières mentales que nous consolidons à longueur de journée par un flux de propagande éducative, médiatique, économique, sont les plus belles protections que l'ordre établi utilise pour perdurer encore et encore...
Cet ordre mondial, dans le sens où il veut s'imposer au monde, fracasse tout sur son passage, la vie est en sursis. L'humain, disparait tranquillement pour laisser place à un immonde organisme sans âme et sans vie. Autour de cet humain en voie de disparition, un milieu naturel en ruine, bref une planète qui se meurt d'une humanité perdue.

Ce clash, ce sursaut, aura besoin d'êtres éveillés, réveillés pour se réaliser. Ceux qui agissent au cours de leur vie en y mettant du sens, le sens commun - celui de la communauté humaine, ceux-là peuvent être vu comme des êtres éveillés, révoltés. La grande majorité ne verra rien arriver. Ce clash ne se produira pas, car il se produit, en ce moment, ici et ailleurs.
Il est présent, sous-jacent, invisible mais bien palpable. Il survient là où l'on ne l'imagine même pas. Des tas de micro-clash pullulent un peu partout, pour définir un tout, qui change la profondeur des choses de manière globale. Il avance, forcément, continuellement, inéluctablement, mettant certains en transe pendant que d'autres dansent.
Mine de rien, il construit en contournant les obstacles à sa réalisation, un monde emplit d'humanité, qui fait vivre chacun en permettant à l'avenir d'exister. Ce clash est déjà là, et il se poursuivra sans cesse, en cours de réalisation, il est la solution. Ce qui se dessine doucement mais de manière indélébile, adviendra, se généralisera... ou tout disparaitra...


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