La disparition politique des verts me chagrine... 2 à 3% des intentions de votes pour 2007, autant dire rien, enfin des prunes, que dalle !
On les dit embourbés dans des problèmes internes, incapables de construire un parti digne de ce nom. A coté de ça, tout ce qu'il racontait depuis plusieurs années, commence à être repris par les autres mouvances politiques, simplement avec un train de retard, voire deux ou trois.
"Attention à notre comportement, il bousille la planète."
- ah oui, vous aviez sans doute un peu raison ! Oulala, on va faire attention maintenant. Et si on faisait tout pareil mais de manière durable ?
- ?!?!?!
- développement durable, on est sauvé !
Il est trop tard. Image caractéristique de l'ambiance française actuelle - mais cela vaut pour tous nos amis occidentaux et peut-être même plus - le développement durable est mixé à toutes les sauces, par les ministères, tous les partis politiques, toutes les entreprises "respectables", etc. Même les citoyens veulent maintenant être durables, jeunesse éternelle, revenu constant à vie, capital santé, mieux-être obsédant.
Bref, on veut durer, c'est une belle idée mais que les actes suivent bordel, ce n'est pas le plein emploi à tout prix où la voiture individuelle pour tous même moins polluante, qui nous sauveront. Décroissance ! On commence à en parler chez les verts, chez les alter, timidement à l'extrême gauche mais nos politiques virent à droite parce que dans le bordel immonde qui s'annonce, mieux vaut enterrer ses oeufs bien profond et les garder très attentivement. Tout ça avant que la poule ne crève !
Alors on ne part plus en vacances en bagnole ou en avion. On évite les grandes surfaces, on éteint la lumière. On s'arrête, et, on change de direction...
On parle autour de nous de la situation, ça ne fait pas de mal de la rappeler, c'est de pire en pire. On agit en construisant ou reconstruisant sa vie en fonction de ses convictions, de ses idées... c'est pas simple ! Ca coule de source, toutes les barrières ne sont que mentales. En gros, on va dans le sens que l'on veut donner à la vie, à l'existence, pas uniquement la sienne mais celle de l'humanité entière.
On rentre en cohérence avec soi-même et par la même occasion avec la vie humaine à la surface terrestre.
Les frileux n'ont qu'à se dire qu'il faut en passer par là ou bien se tirer une balle tout de suite... A mon avis, y'aura plus trop de frileux face au changement, à moins d'être totalement perdu et désemparé, drogué aux antidépresseurs, à la télévision, à la consommation... Bref, de toute façon, il est toujours possible de sortir d'une idéologie comme celle de la croissance !
Conviviale et heureuse décroissance à tous.