Kyoto, oublié.
Une réduction de 50% de nos émissions de gaz à effet de serre par rapport à celles de 1990, impossible.
(A quoi ça correspondrait ?) C'est pourtant ce que l'on devra faire pour stopper la progression de l'effet de serre. Pas l'arrêter, non, simplement stopper son augmentation future.
Alors dans ce contexte, mieux vaut, hélas, encore une fois, rester pessimiste...
Tristement pessimiste.
Combien de catastrophes faudra-t-il avant de réagir ? Katrina & co n'auront pas suffit à nous ouvrir les yeux... La fatalité a toujours un rôle prédominant dans nos sphères décisionnelles ! La remise en cause de nos idéaux industriels, individualistes, matérialistes, gaspilleurs, inhumains ne se fera pas aujourd'hui.
Le monde bouge, des collectifs se créer chaque jour pour dénoncer l'absurdité flagrante, les injustices, et l'inconscience de nos comportements mais tout cela n'a pas plus d'effet qu'un courant d'air sur la carrosserie d'une voiture lancée à toute vitesse et en surrégime sur l'autoroute. Dans notre foi aveugle en l'homme-dieu-tout-puissant, capable de dominer et de maîtriser la nature, nous accélérons.
Pour garder l'image de la voiture, même un coup de vent violent, ne changerait pas la donne. Il suffit juste de bien tenir le volant, de corriger un peu la trajectoire et tout continue, on roule comme avant, à tombeau ouvert.
Seulement, le mur est proche et même si l'automobiliste l'a apeçu, il ne se rend pas compte qu'il va droit dedans. Il pense encore pouvoir l'éviter ! Même pas sûr !
Se demander si les choses changeront avant la disparition de l'humanité devient plausible tellement l'inertie de notre société est immense et alimenté par les nantis. Est-ce que notre industrie du transport, de l'alimentation, des hautes technologies, du pétrole... et plein d'autres que je n'ai pas le courage d'énumérer, est-ce que dans tous ces domaines, quelqu'un souhaite une baisse de notre émission de GES ?
Oui ? Non, bien sûr. En réduisant nos rejets de GES (CO2,...), notre économie trinque. Et ça, c'est pas possible, ne pas mettre de coté notre croissance sacré, même au détriment de notre vie, là est le dilemme paradoxal dans lequel on est.
Le tableau est noir, et il a tendance à s'obscusir encore...