L'assemblée nationale s'apprète à voter la loi de coexistence OGM le 6 juin. Et nous nous retrouvons en face d'une situation révélatrice des défauts de notre démocratie. Alors que 74 % des français souhaitent que leurs élus interdisent les cultures OGM et appliquent le principe de précaution, le risque est grand de voir ce texte autorisant les cultures OGM en plein champ voté.
Que se passe-t-il donc ?
Et bien tout simplement, dans ce cas, permettez moi de douter d'un vote représentatif des français le 6 juin, notre assemblée, ne nous aura pas représenté. Peut-on encore parler de démocratie ?
Nous sommes là face à un problème. Y'a-t-il une honnête coexistence entre les lobbies de l'agroalimentaire et notre système démocratique, il est permis de nous poser des questions.
Si la démocratie est le pouvoir exercé par le peuple pour le peuple, alors le sujet des OGM n'entre pas dans cette sphère démocratique. Les OGM seraient donc du ressort d'un autre système, technocratique celui-là ! Experts concernés et économistes sont plus à même de décider pour le peuple qui lui, n'y connait rien, n'y comprend rien, et n'est donc pas capable de choisir. Le problème des technocrates, c'est qu'ils baignent dans un milieu où l'argent règne sans vergogne et où les décisions sont avant tout économiques. Imaginez les débouchés financiers des OGM, du nucléaire, et maintenant des nanotechnologies... Le peuple ne peut pas choisir sereinement, il lui arriverait de mettre en difficulté notre économie nationale !
Chauqe décision étant de plus en plus technique, il est effectivement difficile de bien connaître un sujet donné. L'exemple des OGM est flagrant. La société technicienne ne se satisfait pas de notre modème démocratique, nous sommes bien en technocratie. A suivre la crise de régime actuelle, le dégoût des politiques par les électeurs, la dispersion des votes par manque de lisibilité des grands partis due à l'inexistence de projet réel d'avenir. La perte de repère de chaque individu engendre une diminution de notre existence dans la collectivité et une profonde crise de société.
Le peuple français, mais aussi les peuples occidentaux et du monde, va-t-il reprendre son avenir en main ? Est-ce encore possible ou sombrons-nous inéluctablement dans un système opaque et inégalitaire où quelques uns décident et la majorité subit, au détriment des plus faibles et de notre milieu de vie ?
Je ne suis pas fataliste... il y a à faire, beaucoup !