Les signatures, voilà bien le problème majeur qui fait face à nombre de candidats à la présidentielle. Bové, étant parti le dernier dans cette course, est bien en retard avec quelques 350 promesses d'élus municipaux.
On commence à envisager un arrêt injuste et brutal d'une candidature se voulant autre, en dehors des schémas établis. Un tel coup porté à ce mouvement populaire, quoi qu'encore confiné dans les cercles militants serait extrêmement dommageable. Au final, beaucoup d'espérances, et beaucoup de divisions stériles : le PC et la LCR s'étant désolidarisés du rassemblement antilibéral unitaire.
Permettre à José Bové d'être candidat, c'est permettre à une voie dissidente de s'exprimer. C'est permettre à beaucoup de sans-voix, d'exclus, de résignés, de s'exprimer. C'est permettre à d'autres idées de s'imposer ou du moins de s'afficher clairement sur la place publique. C'est permettre tout simplement à une nouvelle vision des choses et de la politique de résonner plus fortement dans nos médias et proposer d'autres choses que les discours dominants. C'est permettre déjà et avant tout au
pluralisme démocratique d'exister. Permettre à José Bové d'être candidat, c'est permettre à beaucoup je pense de voter.
Pour ces quelques minuscules raisons, nous avons besoin de la candidature de José Bové.