La publicité est omniprésente : dans les wagons du métro, sur les quais, dans les couloirs, le soir à la télé, le matin dans nos boîtes aux lettres, à midi dans le journal, à la radio, le long de nos routes, dans nos stades, sur les T-shirts de nos enfants... Nous sommes quotidiennement soumis à plus de 3000 messages publicitaires.
Jusqu'où ira ce bombardement ? L'industrie de la publicité représente aujourd'hui plus de 20 milliards d'euros par an, en France. Qu'y a-t-il là de si décisif pour qu'on y consacre tant d'argent, de talent et d'énergie ? C'est que la croissance de la production est indispensable pour entretenir artificiellement la santé de l'économie. Or on ne peut produire toujours plus de choses sans produire en même temps les besoins qui permettent de les écouler.
Les publicitaires se chargent précisément de nous inoculer massivement ces besoins. Certes, chaque marque essaie de se distinguer des autres par ses campagnes publicitaires, mais toutes les marques, et toutes les campagnes publicitaires, participent en fait à la même guerre : faire avancer le front du consumérisme. Non seulement nous sommes sommés, au travail, de participer à la production croissante de marchandises, mais avec la publicité nous sommes encore sommés, après le travail, d'en assurer l'écoulement, jusqu'à la nausée. Et pendant qu'on cherche à tout prix à maintenir nos esprits dans un état de passivité hypnotique, le productivisme achève, dans l'indifférence générale, la dévastation de la nature et des hommes. La publicité n'est rien d'autre que le carburant idéologique de ce saccage.
NE VOUS Y TROMPEZ PAS : CE N'EST PAS SEULEMENT LA PUB QUE CRITIQUONS, MAIS L'ENSEMBLE DE LA DÉSHUMANISATION INDUSTRIELLE QU'ELLE ORCHESTRE.
Tract tiré du livre "De la misère humaine en milieu publicitaire - comment le monde se meurt de notre mode de vie", très bon livre.