A peine plus d'un mois, déjà plus d'un mois. Le 6 mai, etc. Voilà.
Et bien il n'aura pas fallu longtemps pour berner tout le monde et enclencher enfin le vitesse turbo libérale, histoire que l'on "remonte" la pente économique rapidement. C'est qu'on a pris du retard avec tous ces gauchistes anti-référendum européen, anti CPE et pour finir anti-tout sans une miette de début de solution alternative à proposer.
Monsieur le président Sarkozy, rondement élu, par 53% des français (ah bon !), fixe immédiatement se ligne politique d'ouverture, ministères, etc, en passant on énonce bien qu'il faut en finir avec 68 (hum...) et dans la foulée on affiche médiatiquement l'organisation d'un "Grenelle" de l'environnement. Parfait monsieur Sarkozy, vous n'avez donc pas pris les français pour des cons ! Vous allez vous occuper de ce petit problème, somme toute tenace, de l'environnement.
Bien, bien, quelques jours passent, le premier tour des législatives se conclut par une marrée bleue foncée, la gauche est explosée, dans les choux, et la nouvelle Ministre de l'agriculture Lagarde (nom très à propos) vote en toute quiétude en faveur d'un texte de loi européen exterminateur pour l'agriculture biologique. Ceci, malgré les assurances données par le gouvernement français à toutes les associations écologistes...
Ce texte de loi, proposé par la commission européenne (non élue) et les multinationales de l'agroalimentaire (le bio commençait sans doute à les déranger un peu), rejeté par vote par le parlement européen (élu), finit donc par être entériner par notre chère nouvelle Ministre Lagarde et ses collègues européens. Il va permettre simplement aux multinationales de l'agro-petro-chimie alimentaire de faire du "BIO", avec la petite étiquette et tout, en utilisant quelques pesticides, parce que quand même, et en étant plus tolérant sur le point des OGM, parce que quand même ! ! !
Miam miam, mon bon steack haché biologique provenant d'une bête nourrie aux OGM.
Joli tour de passe-passe, superbe leçon de réalisme politique, splendide espoir quand à l'avenir des biens communs aux peuples d'Europe et d'ailleurs. Le rouleau-compresseur continue d'avancer dans l'indifférence populaire, ou l'inverse.