Que dire sur l'actualité flambante de ces derniers jours ?
Le gouvernement reste ferme, on l'a assez entendu. La priorité est la fin des violences et le retour au calme. Certes. Quoi d'autres ? Rien. Ou vraiment pas grand chose.
Extrait d'un article de Jean-Claude Meyer :
Pourquoi sa brûle dans les banlieues ? [...] Si les voitures et les bus brûlent, c’est qu’ils sont signes de mobilité et de liberté que trop de gens n’ont pas, et qui, pourtant, flambent dans les pubs, sur nos murs, et à la télé. Si des écoles brûlent, c’est la rançon de l’échec scolaire et de l’incapacité des gouvernements à consacrer les moyens humains et financiers qu’il faudrait contre les inégalités scolaires-sociales. Si des bibliothèques, des centres sociaux brûlent, c’est qu’ils sont le signe de ce à quoi trop de personnes ne peuvent accéder. Si des entreprises, des magasins brûlent, c’est que trop de gens n’ont pas de travail pas d’argent pour survivre seulement alors que partout le désir de consommer est entretenu. Ce qu’on me fait miroiter comme « la vraie vie », si je ne peux y accéder, que cela soit consumé à défaut d’être consommé ![...] Au final, en recherchant les causes profondes, le fonctionnement complet de notre société devrait être remis à plat. Or, il est impossible de remettre en cause la société de consommation, capitaliste, créatrice d'inégalités toujours plus grandes.
La solution, elle existe. Elle consiste à changer le monde. Je ne suis qu'un idéaliste naïf, mais ma certitude est pourtant que le monde changera, de notre gré ou pas, il changera radicalement. Reste à espérer que l'humain reprendra sa place, et là, rien n'est moins sûr.
En attendant, couvre-feu autorisé, en attendant mieux...